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- Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero) est né le 3 janvier 106 av. J.-C., à Arpinum en Italie et mort le 7 décembre 43 av. J.-C. à Formia. Ce fut un homme d’État romain et un auteur latin.Orateur remarquable, il publia une abondante production considérée comme un modèle de l’expression latine classique, et dont la plus grande partie nous est parvenue. S’il s’enorgueillit d’avoir sauvé la République romaine de Catilina, sa vie politique fut diversement appréciée et commentée : intellectuel égaré au milieu d’une foire d’empoigne, parvenu italien monté à Rome, opportuniste versatile, « instrument passif de la monarchie » rampante de Pompée puis César selon Theodor Mommsen et Jérôme Carcopino mais aussi, pour Pierre Grimal, l’intermédiaire qui nous transmit une partie de la philosophie grecque.
Sénèque (en latin Lucius Annaeus Seneca) est né vers 4 av. J.-C. et mort le 12 avril 65 ap. J.-C. Il fut un philosophe de l'école stoïcienne, un dramaturge et un homme d'État romain du Ier siècle de l'ère chrétienne.
Plutarque (en grec ancien Πλούταρχος / Ploútarkhos), né à Chéronée en Béotie vers 46 ap. J.-C., mort au même endroit en 125, est un biographe et moraliste de la Grèce antique, que l'on peut ranger dans le moyen-platonisme. Les Vies parallèles des hommes illustres (en grec Βίοι Παράλληλοι / Bíoi Parállêloi) rassemblent cinquante biographies, dont 46 sont présentées par paire, en opposant un Grec et un Romain célèbres[1] (par exemple Thésée et Romulus, Alexandre le Grand et César, Démosthène et Cicéron). À la fin de chaque doublet, la plupart du temps, un bref texte (σύγκρισις / súnkrisis) compare les deux personnages. Nous avons perdu la première paire, consacrée à Épaminondas et Scipion. On date l'écriture de ces biographies entre 100 et 110. Parmi les biographies séparées figurent celle d'Artaxerxès II, Aratos, et les huit biographies de Césars, d'Auguste à Vitellius. C'est l'œuvre la plus connue de Plutarque. Elle était admirée de Montaigne comme du Grand Condé; Corneille et Shakespeare y ont puisé des sujets de tragédie (le Sertorius de Corneille). Les Œuvres morales sont plus de 230 traités consacrés à des sujets nombreux et variés. Seuls 79 nous sont parvenus : De la curiosité, De la tranquillité de l'âme, Des vertus morales, Du génie de Socrate, etc. Il a aussi écrit des Dialogues pythiques et des Propos de table, imités de Platon. Les oeuvres de Plutarque se trouvent en ligne dans la traduction de Dominique Ricard (Les vies des hommes illustres, 1883) [1]
- Plotin est un philosophe né en 205 après J.-C. à Lycopolis, en Égypte, et mort en 270 en Campanie, près de Naples. Il est l'auteur des Ennéades qui contient l'essentiel de sa philosophie. Il est considéré comme le fondateur (malgré Ammonios Saccas) de la pensée néoplatonicienne et le premier scolarque, recteur de l'école néoplatonicienne de Rome. Plotin se présente comme un exégète des enseignements de Platon : "La Cause étant l'Intelligence, Platon nomme Père le Bien absolu, le Principe supérieur à l'Intelligence et à l'Essence. Dans plusieurs passages, il appelle Idée l'Être et l'Intelligence. Il enseigne donc que du Bien naît l'Intelligence ; et de l'Intelligence, l'Âme. Cette doctrine n'est pas nouvelle : elle fut professée dès les temps les plus anciens, mais sans être développée explicitement; nous ne voulons ici qu'être les interprètes des premiers sages et montrer par le témoignage même de Platon qu'ils avaient les mêmes dogmes que nous" (Ennéades V.1.8). Plotin enseigne qu'il existe un « Un », suprême, totalement transcendant, y compris des concepts d'être et non-être. Ces notions (« être » et « non-être ») sont dérivés des objets de notre expérience humaine, mais Lui, l'« Un » infini et transcendant est au-delà de ces objets, et donc au-delà des considérations et catégorisations qui en sont dérivées; au-delà de langage, il est ineffable. L'être, ou l'existence est un attribut, et l'Un se trouve au-delà de ces attributs, puisqu'Il est à leur source. L'Un n'est pas « n'importe quel existant », ni la somme de ceux-ci, mais précède tous les existants. De l'Un a émané le reste de l'univers en tant que séquence d'êtres inférieurs. Si des sectateurs de Plotin, notamment Jamblique, ont tiré de là des centaines d'êtres intermédiaires comme émanations intermédiaires entre l'Un et l'humanité, la doctrine de Plotin est beaucoup plus simple. L'Un ne contient ni division, ni multiplicité, ni distinction, ni changement. Dès lors, aucun attribut ne peut lui être assigné, pas plus que la pensée, car elle implique une distinction entre le penseur et l'objet de sa pensée. De même, ni la volonté, ni l'activité ne peuvent lui être imputées, car cela impliquerait également une distinction entre un « agent » de volonté ou d'agissement et son objet. C'est cet « Un » qui est la source du monde, non par un acte de création, volontaire ou non, car l'activité ne peut être appliquée à cet « Un » immuable, donc immobile.
Plotin fait ici appel à un principe de logique, savoir que le « moins parfait » doit, nécessairement, émaner d'un « parfait » ou d'un « plus parfait ». Donc, toute « création » émane de l'Un en étapes successives (sans notion de temporalité) de moins en moins parfaites. Plotin offrait donc une alternative à la notion de création ex nihilo, soutenue par les Juifs et les premiers chrétiens, qui selon lui « affligeraient » Dieu des délibérations d'un esprit et des actions de la volonté. Au contraire, l'Emanatio ex Deo, confirme Son absolue transcendance, faisant du déploiement cosmique une coïncidence de Son existence. Ces émanations ne L'affectent en aucune manière, pas plus qu'elles ne Le diminuent. Il ne Se divise pas en une multitude d'êtres inférieurs, ni ne Se morcelle. Plotin établit l'analogie avec le Soleil dont émane la lumière sans qu'il n'en soit diminué, ou avec un reflet, qui ne diminue en rien l'objet reflété. La première émanation est le Noüs (la « Pensée »), que Plotin identifie avec le démiurge platonicien, évoqué dans Timée. Du Noüs émane l'« Âme du monde », que Plotin divise en niveaux « inférieur » (la « Nature »), et « supérieur ». De l'Âme du monde émanent les âmes humaines, et enfin la matière, degré le plus bas d'être et de perfection. Cependant, bien que le monde matériel soit au plus bas de cette « procession », Plotin critique le dédain professé par les gnostiques pour la matière. Au contraire, elle est de nature divine, puisqu'émanant du Noüs et de l'Âme du monde. La nature religieuse de la philosophie de Plotin est également illustrée par le concept d'union avec l'Un dans l'« extase » ou plutôt l' "enstase", à laquelle Plotin serait parvenu plusieurs fois sur le temps que Porphyre étudia avec lui, aux dires de ce dernier. La parenté avec l'illumination, la libération, l'union mystique est évidente. Le néoplatonisme fut quelquefois utilisé comme support philosophique du paganisme, comme moyen de défense contre le christianisme. Pourtant, c'est dans le christianisme qu'il obtint la plus grande audience, influençant Augustin d'Hippone, l'un des premiers Pères de l'Église, et d'autres. Le néoplatonisme est à ce point rattaché à la chrétienté que l'auteur du Fons Vitae, Avicebron fut pris pour un chrétien alors qu'il s'agissait d'un Juif, Salomon ibn Gabirol. La place du néoplatonisme dans le christianisme est centrale : le pseudo-Denys, fondateur de la théologie négative, reprend indirectement Plotin via Proclos. Du Pseudo-Denys, on peut alors remonter à Thomas d'Aquin qui le cite comme référence mystique la plus autorisée, mais aussi, quoiqu'indirectement, à la mystique rhénane (Maître Eckard, Tauler, Suso)
Plotin - Première Ennéade (texte grecque)
Plotin - Les six Ennéades (texte anglais)
- Porphyre (234-305?) est un philosophe néoplatonicien, connu pour avoir été le disciple de Plotin et pour avoir rédigé après la mort de son maître une Vie de Plotin (vers 301), que nous pouvons lire encore aujourd'hui. Il est aussi important à un autre titre : c'est par lui que le néoplatonisme va passer en milieu chrétien, via Marius Victorinus, jusque chez saint Augustin et Claudien Mamert.[1] Il écrivit un traité Contre les chrétiens. Parmi ses disciples, il semble qu'il faille compter Jamblique. Porphyre pense que le christianisme implique une conception absurde et irrationnelle de la divinité qui le condamnerait, aussi bien du point de vue des religions particulières que du point de vue transcendant de la philosophie. Dans le traité De regressu anima (Sur le retour de l'âme), il propose une tout autre théorie des rapports entre philosophie et religion : les religions ne s'adresseraient qu'à des dieux inférieurs ou à des démons ; la philosophie les transcenderait, parce qu'elle serait le culte du Dieu suprême, dont le philosophe est le prêtre. Porphyre est-il néopythagoricien ou néoplatonicien ? Selon D. O'Meara, "Porphyre n'est pas [comme Numénios, Jamblique ou Syrianos] un platonicien qui pythagorise mais plutôt un platonicien universaliste, qui trouve son platonisme chez Pythagore et dans beaucoup d'autres domaines"[5] Les grands thèmes porphyriens[6] sont platoniciens : l'intellect comme temple de Dieu, le retour à soi, la notion du vrai moi identique au noûs (intellect), le précepte delphique "Connais-toi toi-même", la non-respondabilité divine dans les fautes des hommes. On trouve aussi des thèmes pythagoriciens : la place faite au silence, la défense de livrer la doctrine aux profanes et aux esprits déformés, la libération par la philosophie. Olympiodore d'Alexandrie le Jeune oppose chez les néoplatoniciens les contemplatifs aux théurgistes : "Beaucoup, comme Porphyre et Plotin, préfèrent la philosophie, d'autres, comme Jamblique, Syrianos et Proclos, préfèrent la théurgie (ιερατική).
Peri tou Plotinou Biou (la vie de Plotin) (texte grecque)
Isagoge (la traduction latine de Boetius)(texte latin)
Michel Foucault - Organisation et désorganisation des sciences dans l’histoire: épistémè et sciences
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Homère (VIIIe siècle av. J.-C.) a été considéré dans l'Antiquité comme un précurseur de certaines écoles philosophiques (scepticisme), malgré les protestations de Platon.
Anaximandre de Milet (en grec ancien Ἀναξίμανδρος / Anaxímandros) (610 av. J.-C. – vers 546 av. J.-C.) est un philosophe grec présocratique. Il succéda à Thalès comme maître de l’école milésienne, et compta Anaximène et Pythagore parmi ses élèves.Anaximandre passe pour premier philosophe à avoir consigné ses travaux par écrit. Seul un fragment est parvenu jusqu'à nous, mais les témoignages antiques permettent de se faire une idée de leur nature et de leur étendue, qui couvre la philosophie, l'astronomie, la physique, la géométrie mais aussi la géographie.Le cratère lunaire Anaximandre fut nommé en son honneur.
Héraclite d'Éphèse (en grec ancien Ἡράκλειτος ὁ Ἐφέσιος / Hêrákleitos ho Ephésios) est un philosophe grec de la fin du VIe siècle av. J.-C.
Parménide d'Élée (en grec Παρμενίδης Parmenídês) est un philosophe grec présocratique. Un dialogue de Platon porte aussi son nom.
Empédocle est un philosophe, ingénieur et médecin grec du Ve siècle av. J.-C..
Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn, Athènes, 428/427 av. J.C. - 347/346 av. J.-C.) est un philosophe grec, « disciple » de Socrate, dont la pensée s'inspire tant de ce dernier que d'Héraclite et du pythagorisme. Son œuvre, composée presqu'exclusivement de dialogues, est d'une grande richesse de style et de contenu, et contient, sur nombre de sujets, les premières formulations classiques des problèmes majeurs de l'histoire de la philosophie occidentale. Platon a ainsi exposé les problématiques fondamentales de la philosophie politique, de la philosophie morale, de la théorie de la connaissance, de la cosmologie ou encore de l’esthétique. Sa pensée est une recherche sans cesse recommencée de réalités immuables (le Bien, le Vrai, le Beau) qui se reflètent dans les changements continuels des réalités sensibles, recherche qui s'oppose aux savoirs traditionnels, aux préjugés et aux opinions des hommes entraînés par leurs appétits illimités. Prenant soin de son âme qui aspire naturellement à ces réalités seules véritables, le philosophe tente d'acquérir un savoir réel qui doit rendre possible une éthique et une politique excellentes, condition d'une réalisation, toujours imparfaite et menacée de décadence, de la justice en ce monde.
Aristote (en grec ancien Ἀριστοτέλης [Aristotélês]) est un philosophe grec né à Stagire (actuelle Stavros) en Macédoine (d’où le surnom de « Stagirite » (Σταγειρίτης)), en -384, et décédé à Chalcis, en Eubée, en -322. Il a discuté les thèses philosophiques de son maître Platon et a développé les siennes propres dans le sens d'un réalisme philosophique qui prend en compte les informations fournies par les sens. Il s'est beaucoup intéressé aux sciences physiques, biologiques, astronomiques, politiques, poétiques, rhétoriques et éthiques. Il est également l'inventeur de la logique formelle, et le premier à parler d'une "science de l'être en tant qu'être" (la métaphysique).
Épicure (en grec Ἐπίκουρος) est un philosophe grec, né à Athènes fin -342 ou début -341, mort en -270. Il est le fondateur, en 301 av. J.-C., de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité.
Lucrèce (en latin Titus Lucretius Carus) est un philosophe-poète latin du Ier siècle av. J.-C., (peut-être 98-54). On sait très peu de choses sur sa vie. Il est l'auteur du De rerum natura, un long poème passionné qui décrit le monde selon les principes d'Épicure.
Voir aussi : Liste des principaux philosophes médiévaux
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