Accueil Vox Philosophiae - Revue et bibliothèque philosophique en ligne. http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/component/content/frontpage.html Fri, 03 Sep 2010 06:03:12 +0000 Protected By SecureLive Website Security Software fr-fr Le seul critère de l'émancipation humaine http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3854-le-seul-critère-de-l\'émancipation-humaine.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3854-le-seul-critère-de-l\'émancipation-humaine.html capitalisme2A la différence d'autres discours critiques souvent idéalistes, ce n'est pas parce qu'on est plus nombreux à comprendre et partager une critique comme celle de la " wertkritik ", que ce geste même de compréhension/diffusion consiste en une pratique changeant le monde. Le dévoilement d’un[...]


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Miette -sur Hegel http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3847-miette--sur-hegel.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3847-miette--sur-hegel.html ...
Une intrigue criminelle de la philosophie - Jean-Clet MARTIN

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Interrupteur http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3844-interrupteur.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3844-interrupteur.html
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Sur l’impossibilité du régime présidentiel en France : un argument de taille… http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/107-traversdes-reflexions-du-philosophe-yves-michaud/3841-sur-l’impossibilité-du-régime-présidentiel-en-france---un-argument-de-taille….html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/107-traversdes-reflexions-du-philosophe-yves-michaud/3841-sur-l’impossibilité-du-régime-présidentiel-en-france---un-argument-de-taille….html Lire tout l'article... ]]> frontpage Wed, 01 Sep 2010 11:24:21 +0000 Le multiculturalisme nuit-il aux femmes ? http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3834-le-multiculturalisme-nuit-il-aux-femmes-?.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3834-le-multiculturalisme-nuit-il-aux-femmes-?.html Études / , , ,
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La topologie pour aborder le réel http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3832-la-topologie-pour-aborder-le-réel.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3832-la-topologie-pour-aborder-le-réel.html La topologie est introduite par Lacan dans le champ de la psychanalyse pour tenter de rendre compte du réel par des moyens imaginaires, là où les concepts et les nombres s'avèrent insuffisants. Il est clair que la topologie lacanienne n'a rien d'une science, ni même du "désir de faire[...]


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Le divertissement pour oublier la mort...mais aussi de vivre http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3765-le-divertissement-pour-oublier-la-mort...mais-aussi-de-vivre.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3765-le-divertissement-pour-oublier-la-mort...mais-aussi-de-vivre.html Divertissement-consumerisme-philosophie-pascal-pensees.jpg« Ainsi s'écoule toute la vie : on cherche le repos en combattant quelques obstacles, et si on les a surmonté le repos devient insupportable par l'ennui qu'il engendre. Il en faut sortir et mendier le tumulte » (Pascal – Pensées).

Le divertissement nous anime bien plus pour ce qu'il permet[...]


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NUMBER 329 / 1-16 August 2010 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/59-newsletter-of-phenomenology/3764-number-329-/-1-16-august-2010.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/59-newsletter-of-phenomenology/3764-number-329-/-1-16-august-2010.html http://www.phenomenology.ro/newsletter/images/header.gif
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Le seul critère de l'émancipation humaine http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3770-le-seul-critère-de-l\'émancipation-humaine.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3770-le-seul-critère-de-l\'émancipation-humaine.html capitalisme2A la différence d'autres discours critiques souvent idéalistes, ce n'est pas parce qu'on est plus nombreux à comprendre et partager une critique comme celle de la " wertkritik ", que ce geste même de compréhension/diffusion consiste en une pratique changeant le monde. Le dévoilement d’un[...]


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frontpage Sun, 22 Aug 2010 01:24:05 +0000
DE L'INDIFFERENCE MORALE http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3756-de-l\'indifference-morale.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3756-de-l\'indifference-morale.html Dans le vaste champ de la morale on peut distinguer quatre domaines : l'interdit, l'obligatoire, le recommandable, l'indifférent. La pratique de l'inceste est interdite. Le respect de l'autorité est obligatoire. Rendre un service est recommandé, mais non obligatoire. Aller en vacances ou rester chez soi est indifférent. Je constate que le Droit Positif inscrit en toutes lettres les interdits fondamentaux dans le code civil, réprime les transgressions, et dès lors je ne vois pas pourquoi il faudrait en faire des interdits moraux. De même pour les obligations : si je n'élève pas mes enfants je serai poursuivi par la justice. On peut estimer que le droit positif a, en quelque sorte, absorbé et codifié le droit naturel, la morale conventionnelle, et qu'il est dès lors superfétatoire de s'interroger plus avant sur les impératifs moraux. Inutile d'en rajouter et de créer des névroses artificielles sur le thème de la responsabilité et de la culpabilité. Sur ce point il faut, et il suffit de se ranger à la norme commune, puisqu'après tout il faut bien des régles pour rendre possible la vie sociale. Sauf monstruosité  institutionnelle - lois scélérates, cryptofascisme, perversion généralisée des pouvoirs  - on peut s'en remettre au droit pour gérer la vie civile. Dans un cas d'extrême danger pour la liberté le problème devient politique, et sa solution ne peut être que politique.

Le recommandable n'est pas l'obligatoire. J'ai été invité à souper, il est de bon ton de rendre l'invitation. Si je me dérobe il ne m'en coûtera rien, si ce n'est un embarras psychologique, et encore! Ce ne devient un problème moral que si j'en fais de moi-même un cas d'école, et que je mêle la culpabilité à la simple urbanité. En fait, ce ne devrait pas être un problème : simple accord de moi à moi, calcul des plaisirs et des déplaisirs.

Quant à l'indifférent il ne relève que des choix privés, et ne concerne nul autre que moi et mes proches.

Au total la morale n'intervient guère dans nos conduites, et ne devrait en rien polluer nos existences. Tantôt c'est le droit qui prescrit ou interdit, tantôt nos choix relèvent de la liberté privée, essentiellement psychologique. Mais nous nous croyons de mille et une manière contraints par la convention, le bien faire, nous infligeant d'inutiles et pesantes obligations destinées à calmer une angoisse surmoïque récurrente.

Des philosophes ont voulu chercher l'origine du sentiment moral dans une autre sphère  que l'obligation sociale. Les uns invoquent la raison, comme réglement intelligent des passions, d'autres prétendent découvrir un "instinct  infaillible" qui me ferait distinguer immédiatement le bien du mal (Rousseau), d'autres encore invoquent la pitié naturelle comme source de la moralité (Schopenhauer), et bien entendu, à bout d'argu ments, on se réfugie en Dieu, "cet asile de l'ignorance". Mais chacun sait que la raison, dénuée d'énergie propre, ne règle guère les passions, que le fameux instinct moral est totalement inconnu du pervers, que la pitié n'empêche en rien les massacres au nom de l'idéal, et que Dieu a de longtemps raccroché son téléphone. J'en reviens donc à ma thèse : la morale est une convention sociale qui établit des règles pour réguler le jeu social des échanges, du pouvoir, et de la souveraineté.

Il faut considérer ce pseudo-problème avec lucidité. Tenir un discours moral ne fait pas de nous des gens honorables. Le plus souvent il masque l'intérêt, voire la passion. Les pires sont les doctrinaires, fous de Dieu, fanatiques d'un idéal catastrophique. Je préfére un égoïste sensé à un généreux intempestif. Nietzsche ne se lassait pas de dénoncer la "moraline" de l'homme moderne, hypocrite et calculateur. Rimbaud estimait que "la morale est un ramolissement de la cervelle". Je préfère dire tout simplement : le souci de moralité est inutile, le droit suffit pour l'essentiel, et pour la conduite de la vie personnelle, pour la relation avec autrui, il est plus sage et plus efficace de se doter d'une pensée juste qui éclairera nos choix selon la position éthique.

Si je décide d'aider mon prochain que ce ne soit pas au nom de la Raison Pure, de la Pitié naturelle, des devoirs religieux ou de la crainte de Dieu, mais par générosité vraie, entendons, par expression de la force active, par surabondance de puissance, parce que je le veux, et que dès lors je ne vois aucune incongruité à prendre ma part dans la joie que je puis donner. Nul n'est tenu à la pureté morale, cette foire aux cancres, triste invention de "penseurs" sans pensée.


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frontpage Fri, 20 Aug 2010 10:35:33 +0000
Le TRAGIQUE d'EPICURE http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3754-le-tragique-d\'epicure.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3754-le-tragique-d\'epicure.html Epicure est-il un penseur tragique? A lire certains textes fameux, et à se contenter de certaines formules psychagogiques destinées à provoquer un sursaut libérateur, on pourrait être tenté de considérer Epicure comme un optimiste. Ne déclare-t-il pas que le bonheur est accessible dans cette vie même, ici et maintenant, que  "le plaisir est le début et la fin de la vie heureuse", et que par une discipline du corps et de l'âme on peut "vivre comme un dieu parmi les hommes". C'est le versant volontariste de la doctrine, c'est "la bonne nouvelle" du médecin-philosophe qui se propose de guérir le mal de l'âme par une diététique rationnelle et naturelle. Mais Epicure ne se contente pas de donner des recettes, il sonde l'âme humaine pour éclairer les sources du malheur et fournir un diagnostic. Généalogie, symptomatologie, diagnostic, traitement : le cursus médico-philosophique prend le réel dans son ensemble, constate, analyse, comprend et soigne. Pensée hippocratique, philosophie naturelle, médecine et psychiatrie, observation scientifique, remède éthique.

On pourrait tout aussi bien évoquer une vision pessimiste de la nature humaine : dans son développement historique l'homme a perdu la naturalité de sa nature, s'est détourné des lois fondamentales de l'équilibre physique et psychique. Il faut bien admettrre qu'il y a en l'homme une sorte de déchirure, une forme récurrente d'insatisfaction, une "hybris" qui le pousse à rechercher des biens imaginaires, à projeter dans l'avenir des jouissances illimitées. Crainte des dieux et de la mort, voilà l'origine du mal. De cette infirmité que la culture a amplifié jusqu'au vertige est-il possible de se libérer? Epicure soutient que oui, mais on voit  bien qu'il avoue la tâce bien difficile, toujours à reprendre, dans une sorte de corps à corps héroïque, entre les démons du malheur et la sagesse qui délivre : "Méditez de jour et de nuit, efforcez-vous sans relâche". La partie n'est jamais totalement gagnée, même si la pensée a pu modifier de fond en comble notre rapport à la nature.

Voilà pour l'enseignement. Epicure est un thérapeute. Il veut soulager la souffrance. Il y parvient souvent, mais pas toujours. C'est qu'il y a des limites à toute entreprise de guérison. Ces limites relèvent de la nature elle-même. D'où la nécessité de fonder une "physio-logie", une science de la nature, puisque l'homme est une corps vivant dans la nature. Tout corps est un composé d'atomes et de vide, il naît, il se développe, il se corrompt, il meurt. "Genesis kai phtora". Rien n'échappe à cette loi, qui inscrit la finitude physique et temporelle en toute chose. L'animal n'en sait rien, l'homme le sait, du moins peut-il apprendre à le savoir. Ce tragique est fondatif et irrémédiable. L'homme religieux fuit dans les arrières-monde, construit son salut sur l'espérance, l'homme tragique assume sa condition mortelle. Le problème devient : comment être heureux en se sachant mortel? Epicure répond : contemplez la nature, vivez selon la nature. Amendez vos désirs d'illimitation, resserrez-vous sur l'essentiel, le passager, l'éphémère en qui se manifeste, à la fois, la loi d'impermanence universelle, et l'éternité du Tout. Pacte originel : je ne suis que passage, mais je veux que ce passage soit, comme la fleur qui naît et meurt, un beau passage, où j'apprendrai à cultiver ma propre nature pour lui faire porter les plus beaux fruits. Philosophie végétale : le végétal exprime la générosité de la terre, et vers le ciel tend ses branches sensibles, ses feuilles délicates, et le calice embaumé de ses fleurs.


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frontpage Fri, 20 Aug 2010 10:35:33 +0000
Le seul critère de l'émancipation humaine http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3753-le-seul-critère-de-l\'émancipation-humaine.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3753-le-seul-critère-de-l\'émancipation-humaine.html capitalisme2A la différence d'autres discours critiques souvent idéalistes, ce n'est pas parce qu'on est plus nombreux à comprendre et partager une critique comme celle de la " wertkritik ", que ce geste même de compréhension/diffusion consiste en une pratique changeant le monde. Le dévoilement d’un[...]


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frontpage Fri, 20 Aug 2010 10:35:30 +0000
True Blood, Bon Temps, Louisiane 2008-2010 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3730-true-blood,-bon-temps,-louisiane-2008-2010.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3730-true-blood,-bon-temps,-louisiane-2008-2010.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Fri, 20 Aug 2010 10:35:13 +0000 " La légende du travail ", par Jean-Marie Vincent. http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3479-.html?quot;-la-légende-du-travail-=",-par-jean-marie-vincent_= http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3479-.html?quot;-la-légende-du-travail-=",-par-jean-marie-vincent_= ban tempsmodernesJean-Marie Vincent (1934-2004) était philosophe et sociologue, fondateur et directeur du département de sciences politiques, Paris VIII, homme de revue. D'un marxisme très hétérodoxe, à la marge de ce que le dogmatisme marxiste de la LCR pouvait supporter comme critique conséquente du[...]


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Nietzsche misogyne et féministe http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3478-nietzsche-misogyne-et-féministe.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3478-nietzsche-misogyne-et-féministe.html Quand il s’agit des femmes Nietzsche se veut particulièrement provocateur, voire inamical, puisqu'il va jusqu'à les comparer à des animaux (nommément « chattes », « oiseaux », ou « vaches ») tour à tour séduisants, craintifs ou indolents ! D’après lui la femme veut une amitié toute nue, en[...]


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COMMENT DISTINGUER BESOIN ET DESIR http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3472-comment-distinguer-besoin-et-desir.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3472-comment-distinguer-besoin-et-desir.html Désir ou contrainte psychique, qu'est ce qui détermine la répétition? Un peu vite on décrète que c'est la contrainte, l'addiction, le besoin compulsif de recréer les conditions de l'apaisement, pour éliminer l'angoisse. Mais le désir a lui aussi ses exigences, parfois drastiques et exclusives. Dès lors existe-t-il un critère de différenciation? Est-ce par désir que je me précipite sur ma machine, à l'orée du jour, ou par besoin? Je constate un enchevêtrement inextricable qui me jette dans une douloureuse incertitude. D'autant que, de consentir à cette exigence, le résultat est le même. Comme un assouvissement, temporel, mais délicieux. La tension baisse, le calme revient, une sérénité nouvelle me gagne tout entier, et avec elle  la conscience heureuse d'être en accord avec moi-même. Désir ou contrainte?

Théoriquement le désir relève de la liberté psychique, non de la contrainte. La contrainte est l'effet de la violence externe qui s'impose au sujet, et qui momentanément le met hors d'état de résister. D'être contraint je suis dans le régime des forces passives : accablement, tristesse, soumission, haine rentrée, diminution de puissance. Mais je ne vis rien de tel en suivant mon désir, même si j'expérimente une poussée quasi irrésistible, une sorte de pression intérieure que j'assimile trop vite à une contrainte. Mais ici le mouvement vient du dedans, d'une exigence personnelle de réalisation. Je sais aussi que je peux surseoir à y céder, mais je sais aussi que généralement cette hésitation me jette dans la tristesse, voire l'angoisse. Toute la question est donc de mieux distinguer la force qui vient du dedans de celle qui vient du dehors. Dans les faits cette opération est moins aisée qu'il n'y paraît. Spinoza faisait remarquer que l'ivrogne croit librement désirer le vin, alors qu'il ignore tout des causes qui le déterminent. En quoi l'amoureux, qui protestera d'avoir librement élu sa bien aimée, sera-t-il donc plus libre par rapport à l'objet de ses voeux? Spinoza dira que l'amour est une joie qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure, donc que l'amour est l'expression de la joie, à savoir l'indice d'une plus grande puissance, expressive de la nature même du sujet, alors que le besoin de vin n' a rien d'une joie expressive de la nature originelle du sujet. Le vin, à une certaine dose, est la marque de la dépendance. Mais, dira le contradicteur, l'objet d'amour n'est-il pas, lui aussi, un besoin exprimant une dépendance? Aimer, n'est-ce pas perdre son autonomie dans la recherche d'un bien supposé, donc une conduite de passion triste? - Avouons que la question ne manque pas de pertinence. Nous revoilà au point de départ : qu'est ce qui distinguera un amour pathologique d'un amour libre, un amour déterminé par des forces passives d'un autre expressif de forces actives?

On peut risquer une idée : la force passive crée la dépendance et la souffrance du besoin. Le libre désir qui exprime ma puissance d'exister, la spontanéité créatrice de ma nature propre perd sa puissance d'élection et d'affirmation, sa capacité inventive, son aptitude au déplacement, son errance poétique pour se voir rabattu sur la structure répétitive et fixe du besoin, comme on voit dans l'usage des stupéfiants, et plus largement dans les structures d'aliénation : "un seul être me manque et tout est dépeuplé". Qu'un être, ou un objet vienne à manquer, il ne devrait pas en résulter de désertification de la vie et du monde.  Après un deuil rapide et complet le sujet devrait retrouver la capacité de forger de nouveaux investissements, d'agir ses pulsions dans une direction nouvelle et repeupler le monde.  C'est là l'expression d'une saine et noble nature, comme on voit chez certains créateurs qui changent assez facilement de direction, s'essayant à mille projets divers et variés, explorant sans trève des réalités nouvelles, et y trouvant de nouvelles satisfactions. Ceux-là ne souffrent pas d'un manque imaginaire, mais produisent à l'infini de nouvelles créations. Ce sont les explorateurs de la réalité, et quand la réalité fait défaut ils la construisent de toutes pièces.

Quand le désir est libre il est créateur. La répétition dénote le besoin. Cela dit, dans les faits, les choses sont plus compliquées et la différenciation parfois ardue. Nous expérimentons souvent que dans le plus pur désir se glisse à notre insu, et contre nous, une dimension passive, par suite de négligence, de fidélité à des modèles inconscients, qui fort souvent provoquent une secrète irritation contre nous mêmes, une perte d'aisance et de spontanéité. A ce moment là, la seule vertu qui convient est de savoir s'arrêter.


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frontpage Thu, 12 Aug 2010 02:52:10 +0000
Le temps de la sérialité (2) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3459-le-temps-de-la-sérialité-(2).html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3459-le-temps-de-la-sérialité-(2).html Lire tout l'article... ]]> frontpage Thu, 12 Aug 2010 02:52:05 +0000 Une pensée, un jour - &11 - Sur la normalité http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3458-une-pensée,-un-jour---.html?11---sur-la-normalité= http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3458-une-pensée,-un-jour---.html?11---sur-la-normalité= La normalité est la somme des habitudes à laquelle chacun adhère et participe.


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frontpage Tue, 10 Aug 2010 08:40:32 +0000
Psychologie et physique du temps : la littérature face à la science http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/95-philosophie-du-temps/3451-psychologie-et-physique-du-temps---la-littérature-face-à-la-science.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/95-philosophie-du-temps/3451-psychologie-et-physique-du-temps---la-littérature-face-à-la-science.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 10 Aug 2010 08:40:24 +0000 Le temps de la sérialité (1) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3450-le-temps-de-la-sérialité-(1).html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3450-le-temps-de-la-sérialité-(1).html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 10 Aug 2010 08:40:22 +0000 100 mots pour 100 philosophes http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3448-100-mots-pour-100-philosophes.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3448-100-mots-pour-100-philosophes.html 100 mots japon

Lettre à Masaaki Sugimura,
postface de l’édition japonaise des « 100 mots pour 100 philosophes »

"Comment j’ai écrit ou composé ce livre en échappant à la forme du dictionnaire, créant ainsi une histoire, une histoire de la philosophie ?"
Il m’a semblé que sous le mot d’histoire, je devais tenir compte autant du récit biographique des auteurs que de la chronologie des idées. Il y a des histoires de la philosophie anecdotiques, s’arrêtant à la vie des philosophes plutôt que de s’attacher à leurs pensées et il y a des histoires de la philosophie savantes, peu soucieuses des événements –même fictifs- qui ont conduit un individu à un processus proprement philosophique. Mon histoire de la philosophie, mon récit, cherche à contourner cette opposition pour allier la vie d’un auteur à la construction d’un système. Pour cette raison, ma démarche aura été sensible à la nature pédagogique du concept, pédagogie signifiant qu’il y a une enfance de l’Idée dont les racines plongent vers une expérience qui n’est pas encore philosophique et dont la philosophie universitaire a parfois du mal à rendre compte.
Chaque entrée, chaque mot que j’ai retenu cherche précisément à retrouver l’expérience qui fonde une philosophie, le péril sur lequel elle aura buté pour en venir à penser. Deleuze m’avait appris que nous ne sommes pas conduit à penser par simple jeu, ni pour montrer un savoir encyclopédique –ce qui serait vain- mais sous la puissance d’un problème étonnant que nous aurons chaque fois cherché à déconstruire. Il y a une dimension proprement dramatique de la philosophie, même au moment où elle peut sembler la plus ludique ou même la plus pacifique. C’est toujours sous l’injonction du risque de se perdre que se produit la recherche, recherche d’un chemin dont l’accès apparait forcément comme une voie, c’est à dire une libération.
La philosophie est un chemin de pensée né de l’é/tonnement qui nous submerge d’abord comme un coup de tonnerre. Vers quoi mène ce chemin ? C’est la question qui a été posée à chaque philosophe ici invoqué. Sans doute cette expérience, l’anecdote qui conduit à la pensée, un lecteur des plus ignorants pourra la lire et en comprendre l’inquiétude. De même, il sera en mesure de suivre avec un peu d’attention le raisonnement, l’argument que le philosophe aura mis en œuvre pour dresser son chemin. Mais il n’en va pas de même du lieu où ce chemin mène, réclamant une intuition proprement philosophique pour se laisser cerner, proche parfois de la contemplation.
Les mots qui ont été retenus dans ce parcours proposent ainsi une initiation, une épreuve initiatique mais, de cette initiation, il n’est pas sûr que le point auquel elle aboutit reste exotique par rapport à la philosophie savante. On le comprendra aisément en lisant les entrées consacrées à Maine de Biran, Renouvier ou Ravaisson. Le chemin de pensée qui s’y tresse montre comment un problème rencontré ne se résout qu’avec une forme d’intensification de la pensée. L’étonnement qui s’y déploie, la difficulté qui les anime n’a d’autre finalité que de conduire un individu au maximum de ce qu’il peut, au point intense qui touche au bout, à la limite de son pouvoir.
Il s’agit donc bien d’une puissance : la puissance de penser, au moment où nous nous sentions affecté d’une impuissance radicale, un obstacle insurmontable. Toutes les figures que nous avons retenues, les portraits réalisés n’étaient jamais arbitraires. Les 101 noms que ce livre ventile - sachant que le nom propre de l’auteur (comme celui du lecteur) en constitue un excédent-, les 101 chemins de pensée mis en route au sein de ce livre ont ceci de singulier que l’expérience qui les caractérise sera radicale : un « empirisme radical », la radicalité étant précisément pour un philosophe la nécessité d’aller au bout, de répéter une thèse non pas seulement dans l’idiotie du bégaiement, mais dans l’obstination, la création d’une limite ultime qu’on pourra appeler l’Idée avec Platon, l’Absolu avec Hegel, etc. Toujours, un philosophe, devant la difficulté de penser, devant la contradiction éprouvée cherche une issue qui porte sa pensée vers un seuil, comme un démon saute au point maximal, atteint l’asymptote d’un lieu au-delà duquel il n’y a plus rien qu’enfer. Chaque philosophe ici présenté est l’auteur d’un tel saut. Et puisque chacun va au bout de ce qu’il peut, à l’extrémité de sa puissance, il va forcément rencontrer au voisinage de cette limite tous ceux qui sont allés aussi loin, touchant au terme de leur pouvoir. Se produit ainsi comme un « équaliseur », chaque piste ouverte à cette pointe maximale pouvant se synthétiser aux autres, arpentant un même degré de puissance, ouvrant un même horizon.
C’est donc sur cette pointe que chacun des cent portraits s’achève et que le lecteur devenu philosophe pourra circuler de l’un à l’autre ayant trouvé le point commun, la surface univoque sur laquelle se réunissent tous ces philosophes dans un effort partagé, intense au point de devenir extensif ou plutôt synthétique. Pour rendre sensible cette extension des philosophes, cette pléiade ou cette variation commune, il fallait fusionner cette limite, créer un « synthétiseur » ou un synchronisateur des potentiels. Voici pourquoi, l’écriture de ce livre a eu lieu de manière continue. D’Abélard à Wittgenstein, l’auteur aura eu besoin de produire lui-même cette univocité dont le lecteur pourra bénéficier en sautant de l’un à l’autre selon le caprice quand je devais, au contraire, passer par une composition, une réunion des pistes. Un lecteur obstiné pourra néanmoins lire d’une traite ce livre qui, en effet et pour toutes les raisons invoquées, n’est pas vraiment un dictionnaire.

Jean-Clet Martin

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frontpage Thu, 05 Aug 2010 09:55:42 +0000
Hérésie, nihilisme et terrorisme http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3443-hérésie,-nihilisme-et-terrorisme.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3443-hérésie,-nihilisme-et-terrorisme.html Mon intention initiale (*) était de traiter la question : qu'est-ce qu'une victime en général ? Mais en visant plus précisément et plus ponctuellement celle-ci : qui sont les victimes du terrorisme ? On connaît a priori la réponse (mais est-ce qu'on la comprend vraiment ?) : on dit fort[...]


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Les soprano http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3442-les-soprano.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3442-les-soprano.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Thu, 05 Aug 2010 09:55:33 +0000 Savoir qu'on croit et non croire qu'on sait...ou le risque de confondre croyance et connaissance http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3440-savoir-qu\'on-croit-et-non-croire-qu\'on-sait...ou-le-risque-de-confondre-croyance-et-connaissance.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3440-savoir-qu\'on-croit-et-non-croire-qu\'on-sait...ou-le-risque-de-confondre-croyance-et-connaissance.html Dogmatisme-religieux.jpg« Quand on croit détenir la vérité, il faut savoir qu’on le croit, non pas croire qu’on le sait ». Cette proposition fût émise par le philosophe français Lequier, penseur du XIXème siècle, par trop méconnu de nos jours et qui cependant inspira bon nombre d’intellectuels, notamment Jean-Paul[...]


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frontpage Thu, 05 Aug 2010 09:55:32 +0000
L'écriture c'est comme la promenade ! http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/96-promenades-philosophiques-laurence-harang/3436-l\'écriture-c\'est-comme-la-promenade-!.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/96-promenades-philosophiques-laurence-harang/3436-l\'écriture-c\'est-comme-la-promenade-!.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Thu, 05 Aug 2010 09:55:31 +0000 La mauvaise foi cynique du journalisme. Sàndor Màrai. http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/143-philolog-par-simone-manon/3434-la-mauvaise-foi-cynique-du-journalisme.-sàndor-màrai..html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/143-philolog-par-simone-manon/3434-la-mauvaise-foi-cynique-du-journalisme.-sàndor-màrai..html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 03 Aug 2010 09:58:42 +0000 Alain - Le couple - Propos sur le bonheur http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3433-alain---le-couple---propos-sur-le-bonheur.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3433-alain---le-couple---propos-sur-le-bonheur.html Romain Rolland, dans son beau livre, fait entendre qu'un bon ménage est rare, et par des causes naturelles. En suivant les mêmes chemins, en considérant ses personnages, et surtout les personnages vivants qui se sont trouvés dans mon chemin, j'aperçois des traits distinctifs qui rendent[...]


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Trois ans http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3431-trois-ans.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3431-trois-ans.html tag-a-new-york-visoterra-17822

Ce Blog -cette revue?- entre dans sa quatrième année...
Trois ans, jour après jour, que je déplie cette machine, au lever du soleil, avec des complices: des amis qui y passent sans s'y arrêter ou ne rien dire, des ennemis qui au contraire s'y fixent pour enterrer leur hache ou dire par-delà ce qui était convenu. Certains envoient des lettres d'encouragement, d'autres des insultes. Les plus nombreux sont ceux qui me proposent un livre, signalent une coquille, s'étonnent d'une omission, me proposent un poème, parfois se rétractent puis reviennent sans crier gare... Ce ne sont pas vraiment des connaissances, ni vraiment des indifférents. Je les sens comme des passagers, des passagers clandestins auxquels je suis redevable de poursuivre un bout de chemin.
Pour beaucoup,je ne les vois pas : ils sont là en coup de vent, sans autre fidélité que celle de partir, parfois avec une idée, d'autres fois en laissant un conseil, un tag. Pas mal ce mot "Tag"! Taguer un mur, y déposer une empreinte, avec d'autres pour réaliser un motif, un agencement collectif d'expression. Des complices disais-je... des tagueurs... Ceux là en toute complicité compliquent, complètent, compilent, composent et tracent une ramification de plus pour sauter ailleurs. Des relais vers d'autres sites, poseurs de strass vers tous les liens extérieurs, hors les murs, sans demander rien, que détours, parcours, aléas, bifurcations éphémères. Un jour à laisser expirer, virer au pire. Empirer ce jour! L'empirer cap au pire, comme pirater : empirisme et piratage. Alors sur ce sillage il y a Léo, Laurent, Alain, Jacques, Jean-Luc, Pierre, Mehdi, Véronique, Anne-Françoise, Zoé, Frédéric, Max, Elie, René, Isabelle, François, Aurélien... et puis tous les autres que je ne connais pas mais avec qui ont lieu les véritables trafics.
A tous ceux-là, ce blog doit le désir de poursuivre, prolonger, passer ailleurs, passer outre, modestement, démontrant qu'on peut partir d'un lieu, d'un milieu hors territorialité, bouger en pirogue, prendre la mer et y croiser du monde qui n'attendait qu'un mot comme tel lecteur du Maroc, tel autre de Tunisie, puis les touaregs d'Espagne et les portulans au Portugal, les amazones au Brésil,les vampires en Colombie ou les soleils se levant au Japon. J'aimerais accentuer peut-être ce séjour dans la limite, pieds joints dans la frontière, un saut dans l'entre-deux pour tous ceux qui habitent nulle part et sont partout.
Continuer donc, un peu, le matin, comme Kant, dans l'agir pour rien qui se fait un devoir.
On verra demain.

Jean-Clet Martin

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frontpage Tue, 03 Aug 2010 09:58:34 +0000
Trait unaire et cogito http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3429-trait-unaire-et-cogito.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3429-trait-unaire-et-cogito.html On sait que Lacan s'est toujours beaucoup intéressé à Descartes. Dès 1946 dans "Propos sur la causalité psychique", Lacan préconise un "retour à Descartes". Tout en rejetant "la tradition philosophique issue du cogito" (Ecrits p. 93), il loue en Descartes le promoteur d'un sujet qui resterait[...]


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La conscience de classe http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/108-philosophie-et-politique-denis-collin/3428-la-conscience-de-classe.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/108-philosophie-et-politique-denis-collin/3428-la-conscience-de-classe.html
, éditions de Minuit, trad. K Axelos et J. Bois)



À partir d'un excellent exposé de la pensée de Engels sur la contradiction entre les motifs qui font que les hommes agissent et les forces historiques qui font surgir de tels motifs, Lukacs va au-delà et construit un édifice de défenses sur un sujet qui n'a retenu l'attention ni de Marx ni d'Engels: la conscience de classe . Ce nouveau thème acquit de l'intérêt avec la victoire des bolchéviks en Russie et les inévitables comparaisons entre le parti russe et les partis sociaux-démocrates en Europe Occidentale. À tous ceux qui étaient pleins des promesses pour l'avenir de la révolution d'octobre, il semblait que les bolchéviks avaient atteint un niveau de conscience supérieur capable d'éclairer le chemin pour le socialisme. Cette espérance, frustrée par la...
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Internationaler Workshop Klassische deutsche Philosophie / 29-31 Octobre 2010 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/76-europhilosophie-plateforme-recherche/3423-internationaler-workshop-klassische-deutsche-philosophie-29-31-octobre-2010.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/76-europhilosophie-plateforme-recherche/3423-internationaler-workshop-klassische-deutsche-philosophie-29-31-octobre-2010.html Télécharger la plaquette
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voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 03 Aug 2010 09:58:17 +0000
Kierkegaard et Wittgenstein : jeu de langage et ironie ! http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/94-philosophie-des-mathematiques-hamdi-mlika/3422-kierkegaard-et-wittgenstein---jeu-de-langage-et-ironie-!.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/94-philosophie-des-mathematiques-hamdi-mlika/3422-kierkegaard-et-wittgenstein---jeu-de-langage-et-ironie-!.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Mon, 02 Aug 2010 09:22:08 +0000 L'ère du catalogue http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/62-la-vie-des-idees/3408-l\'ère-du-catalogue.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/62-la-vie-des-idees/3408-l\'ère-du-catalogue.html Répertoires, annuaires, fichiers, inventaires, compilations : les listes prolifèrent, à tel point qu'en faire la liste relève de la gageure. Pour Umberto Eco et Bernard Sève, la mise en liste du monde et de l'existence dit quelque chose de notre civilisation — de notre rapport à l'accumulation, à la mémoire, à l'invention.

- Livres & études / , ,
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frontpage Fri, 30 Jul 2010 07:48:51 +0000
Le seul critere de l'émancipation humaine http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3405-le-seul-critere-de-l\'émancipation-humaine.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3405-le-seul-critere-de-l\'émancipation-humaine.html large 824001A la différence d'autres discours critiques souvent ıdéalistes, ce n'est pas parce qu'on est plus nombreux à comprendre et partager une critique comme celle de la " wertkritik ", que ce geste même de compréhension/diffusion consiste en une pratique changeant le monde. Le dévoilement d’un [...]


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frontpage Fri, 30 Jul 2010 07:48:47 +0000
Un cygne noir. Le schème de l'amitié chez Kant http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3404-un-cygne-noir.-le-schème-de-l\'amitié-chez-kant.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3404-un-cygne-noir.-le-schème-de-l\'amitié-chez-kant.html "L'amitié (considérée dans sa perfection) est l'union de deux personnes par un amour et une considération égales et réciproques." (Kant)

En prenant pour objet de réflexion et comme niveau d'exigence l'amitié « considérée dans sa perfection », Kant s'inscrit apparemment dans la grande[...]

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frontpage Fri, 30 Jul 2010 07:48:46 +0000
Tintin au pays des philosophes http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3401-tintin-au-pays-des-philosophes.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3401-tintin-au-pays-des-philosophes.html philosophie-magazine-tintin-01

Magnifique numéro spécial de "Philosophie Magazine": Tintin au pays des philosophes. Une couverture cartonnée, genre BD. Même format que celui de Casterman, avec illustrations et parcours qui font rêver. "Milou contre Descartes", "Le courage selon Tintin", "Le mystère de la trinité", "L'écrin du monde", "Le réel et son double", "Le décalage du rire"... autant d'entrées en philosophie qui trouvent leur personnage conceptuel dans l'oeuvre d'Hergé.

J'ajouterais que, dans cette saga, le début recommence à la fin selon un trésor qui n'était pas à l'autre bout du monde, mais dans la cave du château de Moulinsart près de chez soi, l'en-soi du premier volume (confié aux frères Loiseau) renouant ainsi avec le pour-soi du second. D'où le cycle qui constitue l'aventure même de Tintin et la nécessité d'y adjoindre la mémoire du capitaine (confiée aux perroquets relayant les jurons de son aïeul) ainsi que Tournesol et les événements de son pendule, le tout s'achevant dans le forme du musée (le pour-nous?). Un globe, une carte avec l'exposition finale des vestiges, des souvenirs : fragments exposés dont l'intrigue constituait la récupération des moments essentiels. S'impose alors un Autre savoir, un savoir absolu auquel, comme Tryphon, on sera toujours naturellement un peu sourd...
On pourra lire également sur ce blog le texte de Pascal Chabot sur Tintin ou encore la remarque qui se rapporte aux strass
http://jeancletmartin.blog.fr/2007/08/24/qu_est_ce_qu_un_strass~2860919/
http://jeancletmartin.blog.fr/2010/06/28/tintin-est-une-ile-8876760/

Jean-Clet Martin

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frontpage Fri, 30 Jul 2010 07:48:41 +0000
« Gens du voyage, parfois même Français » http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3391-«-gens-du-voyage,-parfois-même-français-».html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3391-«-gens-du-voyage,-parfois-même-français-».html Billets / ,
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frontpage Fri, 30 Jul 2010 07:48:28 +0000
A propos de la construction des prisons pour mineurs… / le laboratoire anarchiste http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/115-le-silence-qui-parle/3389-a-propos-de-la-construction-des-prisons-pour-mineurs-le-laboratoire-anarchiste.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/115-le-silence-qui-parle/3389-a-propos-de-la-construction-des-prisons-pour-mineurs-le-laboratoire-anarchiste.html Lire tout l'article... ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:49 +0000 Les TROIS AGES du SAVOIR http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3386-les-trois-ages-du-savoir.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3386-les-trois-ages-du-savoir.html

La question pressante de notre temps, selon nous, est de déterminer la référence à laquelle se plie notre ambition de connaissance. "Que sais-je" demandait Montaigne. Pour répondre à une telle question il faut manifestement un référent, sans quoi  la pensée se perd dans les sables. Nous pensons qu'on peut distinguer trois moments dans l'histoire de la pensée occidentale, mais qu'il ne faut pas interpréter d'emblée comme des  étapes vers un supposé achèvement de la connaissance.

Pour les Grecs la référence obligée, incontournable, était le Tout de la Physis. Tout ce qui se donne à penser, astres, ciel et terre, minéraux, végétaux, animaux, hommes et dieux, tout est à rapporter au fondement universel de la Physis. La pensée philosophique initie son cheminement par la considération éblouie, le "thaumazein" (étonnement), émerveillé et stupéfié, du Kosmos, où l'homme doit trouver sa demeure. Nous proposons de nommer cet âge : cosmocentrisme. Platon encore définit la justice comme l'harmonie de l'être humain dans l'harmonie de la cité, elle même dans l'harmonie du Tout. Le savoir est rigoureusement centré, la question de l'humain trouve sa solution dans la justice universelle.

Suite à la montée du christianisme le Moyen Age et la période classique opèrent une division radicale entre Nature ( une nature désacralisée, progressivement réduite par les sciences physiques au statut de "matière" mécanique) et Sur-nature, lieu intelligible, principe causal,  (Dieu est la Cause des Causes), déterminant souverain des lois naturelles, garant de la vérité, et sens de l'histoire. Ce dualisme, religieux au départ, inscrit sa nécessité dans la pensée profane, oriente l'aventure de connaissance sous l'aplomb d'une référence universellement admise : théocentrisme, jusqu'au moment où les sciences, devenues indépendantes, vont affranchir l'exploration du monde (puis de l'humain) de toute subordinnation au principe divin. Alors la rupture entre science et métaphysique sera consommée. Laplace proclamera avec morgue : "je ne forge pas d'hypothèses", entendons d'hypothèses extra scientifiques. Dès lors la science prétend se passer de toute référence externe, et tirer de soi seule la justification de sa pratique.

Nous appelerons anthropocentrique ce troisième âge de la connaissance, où nous sommes encore aujourd'hui, mais qui révèle de mieux en mieux sa facticité et ses limites. Affranchi de la contemplation cosmocentrique, de la servitude théocentrique, la connaissance profane, rationnelle, positive, s'élance à la conquête du monde, suivant la devise de Descartes qui nous voulait "comme maîtres et possesseurs de la nature", étendant à l'infini les domaines d'exploration, d'observation et d'expérimentation, arraisonnant sous les lois physiques et chimiques un immense champ de réalité, multipliant les initiatives techniques issues de la science, maîtrisant de mieux en mieux les processus naturels jusqu'à noi donner l'illusion de la toute puissance. Ce schéma d'arraisonnement est très bien défini dans Auguste Comte, lorsqu'il fait de l'Humanité, et de l'Humanité seule, la source, la référence et la finalité de cet âge souverain des "ingénieurs". Au vingtième siècle  cette idéologie a révélé de manière fabuleuse, et son pouvoir erxorbitant, et sa monstruosité sans exemple.

Crise de notre temps : c'est tout l'édifice du savoir (et de tous les pouvoirs qui en dérivent) qu'il faut de toute urgence interroger. Nous pensons que la (non)référence anthropocentrique est le péril le plus grave pour notre humanité, et dont les symptômes accablants, récurrents, d'une ampleur planétaire, devraient nous préoccuper jour et nuit. Livrée à elle même l'humanité court à sa perte. Pour autant nous ne croyons pas en un Dieu sauveur, que non! Le théocentrisme est une calamité intellectuelle et morale. Et nous ne pouvons pas davantage revenir au cosmocentisme des Grecs. Mais d'une certaine manière ce sont les Grecs qui montrent le chemin : nous pouvons parfaitement nous appuyer sur nos savoirs, astrophysiques, astronomiques, chimiques, biologiques etc pour donner une image du monde, dasacralisé bien sûr, rationnel jusqu'à un certain point, en partie connaissable, et de là produire une référence OIKOLOGIQUE, un système ouvert de savoirs qui nous permettrait de prendre la mesure de notre appartenance à la planète, de notre pouvoir certes, mais de nos devoirs surtout, planétaires, écologiques, économiques, géopolitiques, moraux, dans une philosophie de l'urgence.

Ce n'est pas là un rêve creux de philosophe en chambre. C'est la nécessité même qui nous fait signe. Et voilà un progamme sérieux, universel pour une nouvelle philosophie, qui devrait être la priorité de tous


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frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:38 +0000
De la REVOLUTION ANTROPOLOGIQUE http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3384-de-la-revolution-antropologique.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3384-de-la-revolution-antropologique.html C'est à une authentique révolution mentale, et anthroplogique, qu'il faut nous atteler, en y consacrant toutes nos capacités de pensée. La nécessité, de son côté, va nous contraindre, avec de plus en plus d'acuité, à revoir tous nos modèles de développement économique et géopolitique, dans un espace de conflits généralisés et d'urgence planétaire. Tout le monde le sait, et tout le monde recule, dans un mélange pathétique d'incertitude et d'effroi.  Il ne sert à rien de pleurer les temps passés, de gémir sur une actualité fangeuse et dangereuse, de comptabiliser les catastrophes, si on refuse plus avant de penser les fondements de notre culture, la pulsion de domination et les passions de pouvoir dans leur monstrueuse excroissance. Voilà déjà plusieurs décennies que Levi-Strauss, parmi quelques autres, avait dénoncé une idéologie conquérante, issue du monothéisme, qui justifiait l'entreprise prométhéenne de domestication de la nature au nom d'une prétendue supériorité de l'homme sur les autres créatures. "Croissez et multipliez-vous!". Mais jusqu'où? Et pourquoi? Quel sera à long terme le résultat de cet impérialisme anthropocentrique? En sommes-nous plus heureux? Plus détendus? Voici que les progrès des sciences, incontestables, et un temps bénéfiques, se retournent contre nous et menacent notre existence même. A moins qu'une minorité cynique, oublieuse de la nécessaire solidarité de l'espèce, ne sacrifie délibérément la vie des pauvres et des moins adaptés pour se doter d'une illusoire survie. Schéma catastrophe du Titanic : quelques uns sont recueillis dans les barques de sauvetage, et deux mille malheureux se noient dans les eaux glacés de l'océan. Voyez comment se creuse de nos jours le fossé de l'inégalité, à croire que c'est le fruit d'un plan concerté à l'échelle du globe.

L'humanité a connu plusieurs révolutions anthropologiques. Le passage du paléolithique au néolithique a entraîné un bouleversement total des connaissances, des techniques, des modes de vie, des relations sociales, des représentations. L'agriculture, l'industrie naissante, les techniques de guerre, la sédentarité, la concentration du pouvoir, la division en classes sociales, l'invention de l'écriture, ont déterminé des changements tels que la vie humaine a basculé dans un autre monde. Suivront les mini-révolutions techniques,  le bronze,  le fer, la roue, le gouvernail, l'horlogerie, la machine à vapeur, l'industrie à grande échelle etc. Avec le développement des sciences l'humanité entrera dans l'ère de la technoscience, et se lancera à la conquête de l'espace. Révolution industrielle, révolution cybernétique, révolution informatique. Et maintenant?

L'idéologie de notre temps reste globalement celle du développement indéfini. Quelques naïfs, à moins que ce ne soient tout au contraire des cyniques plus intelligents et plus pervers que les autres, ont inventé cette belle galéjade de "développement durable". Comme si le ressort avoué de la précedente idéologie n'était pas de durer, et à l'infini, dans une puissance exponentielle infinie! On nous propose de durer, avec quelques aménagements anodins qui sauveraient l'essentiel du projet prométhéen. Rouler plus propre, par exemple, mais en construisant toujours plus de voitures, comme on fait de partout dans le monde! Polluer moins, mais en multipliant les autoroutes, jusque dans les derniers recoins de l'Amazonie! Réduire la consommation d'essence, mais en créant de nouvelles lignes aériennes, en généralisant les voyages touristiques, et surtout en forant sans vergogne le fond des océans, quitte à déverser des millions de tonnes de pétrole à la surface des mers! Des accidents dira-t-on. Mais la multiplication des accidents est-elle un accident?

Tout cela relève d'une logique implacable, capitalistique évidemment. Mais le capitalisme globalisé n'est sans doute que le symptôme massif d'un dérèglement fondamental, terrifiant, apocalytique de la "civilisation", elle même syndrome réactif de l'(a)-culture de notre temps - et de la psyché collective. Le drame, c'est que, entraîné dans le mouvement d'accélération vertigineuse où nous sommes, personne n'ose plus envisager une quelconque réforme, une "déclinaison" positive, un changement de cap. Il est vrai que les pseudo-alternatives marxistes n'ont fait que renforcer la tendance dominante, justifier la domination impérialiste du capitalisme mondial. Mais le "socialisme" n'a été, somme toute, qu'une version totalitaite de la même idéologie productiviste. Les différences de régime politique et culturel me semblent peu significatives, eu égard au fond structurel qui commande l'ensemble du processus.

Je ne crois, dans l'immédiat, ni aux révolutions politiques, ni aux aménagements techniques, ni aux réformettes et replâtrages. Je pense que nous sommes engagés dans une crise que n'épuisent ni les difficultés économiques, ni les incertitudes géopolitiques, ni les impasses morales. Tout cela c'est le symptôme. En deça il faut entamer une analyse généalogique : quelles sont les forces présentement au pouvoir, et dans les Etats, et dans les grandes entreprises mondiales, et dans les Eglises, les institutions, les structures administratives, les écoles, les universités, et dans les familles mêmes, et dans les individus?

Nous sommes engagés dans une révolution anthroplogique dont les signes s'accumulent sous nos yeux, que nous n'avons aucune envie de voir, qui provoquera encore de terribles conflits, de grandes catastrophes, et dont l'isssue est pour l'heure imprévisible. La nécessité presse, mais je doute qu'à elle seule, malgré son poids terrible, elle puisse provoquer le changement indispensable. Il y faudra aussi un concours de la conscience et de la volonté publiques.


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frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:38 +0000
Un bon « gens du voyage » http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/98-hady-bas-weblog/3379-un-bon-«-gens-du-voyage-».html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/98-hady-bas-weblog/3379-un-bon-«-gens-du-voyage-».html
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frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:23 +0000
La jouissance littéralement http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3373-la-jouissance-littéralement.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3373-la-jouissance-littéralement.html “Le corps est un ensemble de zones érogènes” écrivait Serge Leclaire (Psychanalyser, Seuil, 1968), pour montrer qu’en matière de jouissance corporelle (certes il n’y en a pas d’autre), tout commence par le partiel, l’extrait, notamment parce tout dépend d’une ou plusieurs inscriptions[...]
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frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:22 +0000
« The Big Bang Theory » ou la question de l’entente (1) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3369-«-the-big-bang-theory-»-ou-la-question-de-l’entente-(1).html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3369-«-the-big-bang-theory-»-ou-la-question-de-l’entente-(1).html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:06 +0000 Anti-métabole http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3368-anti-métabole.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3368-anti-métabole.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 27 Jul 2010 10:41:04 +0000 Politiques de la reconnaissance http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3321-politiques-de-la-reconnaissance.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3321-politiques-de-la-reconnaissance.html Études / , ,
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frontpage Fri, 16 Jul 2010 10:03:27 +0000
Extases http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3319-extases.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3319-extases.html SING.19

extase 1

Ernest Pignon-Ernest

À Véronique

[…] une sorte de paix vient immobiliser d’un seul trait les deux corps, le corps des mots et celui des espaces, l’un par l’autre fasciné. Tous les deux hors d’eux-mêmes, une sorte d’extase. Vous avez le sentiment que, singulière extase, l’organisme verbal a été radiographié selon l’espace en dépit de l’espace, à l’instant traversé par les traits du peintre ou du dessinateur, je veux dire filmé, fixé, soumis à révélateur avant même le temps de sa production, à la veille du commencement, avant la lettre.
—Jacques Derrida, « Illustrer, dit-il »
,Psyché.

Extase : n’y a-t-il pas dans ce mot, tenant déjà lieu de la chose, une figure de la singularité la plus extrême, la plus risquée et improbable (au-delà de tout témoignage, plus encore, et à l’évidence, de toute preuve) ? Vertige, retournement du corps et de l’âme en leur point de plus forte extension, d’intensité passant l’expression même ; point de contact d’une jouissance (ou souffrance : elles sont infiniment reversées l’une dans l’autre) trop éprouvée ou peut-être toujours d’abord et surtout inouïe, inéprouvée d’une certaine façon ; point de jonction à la fois de la souveraineté la plus affranchie et de la soumission la plus consentie, où se touchent jusqu’à se confondre mais en restant tendus le commandement, l’ordre, l’injonction venue du dehors (mais d’où ?) et la résonance la plus insondable, intérieure en soi (mais où donc cet « interior intimo meo… », en quel repli, en quelle volute de chair ?), retranchée de toute source, de toute approche. Expérience la plus solitaire, la moins communicable (communion portant atteinte à toute communauté et la dissolvant) et pourtant appelant aussi, dans une oraison sans mot ni figure (« vox clamans in deserto… »), le partage le plus absolu ? Car ce vertige, en dépit de ses figures résolument féminines les plus célébrées (on pourrait dire aussi domestiquées, dans le trouble qu’elles ne manquent pas de lever, en béatification et autre canonisation, façon de rendre leur visibilité, leur surexposition moins éclatantes), reste pourtant d’un accès universel, traversant le temps, l’histoire, les contrées et les villes (car pas de pays, mais des paysages, des lieux toujours leur sont associés, soudés presque à leur prénom, presque toujours sans patronymes, donnant point d’appui, de départ plutôt, à leur existence : ce sera le désert pour Marie-Madeleine, Bingen pour Hildegarde, Foligno pour Angèle, Sienne pour Catherine, Québec pour Marie de l’Incarnation, la Franche-Comté et la Savoie pour Jeanne Guyon, Ávila pour Thérèse). C’est à partir du livre intitulé Extases [1], qui réunit les dessins d’Ernest Pignon-Ernest et les textes d’André Velter, que je voudrais faire écho au vertige qui saisit, qui désire « évoquer, penser, comprendre, figurer un phénomène aussi troublant, aussi dérangeant, aussi insensé que celui de l’extase ». Ce caractère insensé, mais les traversant tous d’une acuité particulière et donnant à penser le sens (le sens du sens, ou si l’on préfère, le désir du sens dans son incandescence), c’est précisément ce qui m’attire dans cette figure d’un corps ni dehors ni dedans, en transport ou en lévitation, en train de se détacher mais non encore désincarné, dans une intimité surexposée qui n’est plus de pudeur ni d’exhibition. Les contradictions qui prennent corps, et très singulièrement dans ce corps-ci, le corps de chacune de ces mystiques, donnent en effet à penser une vérité, à savoir que l’extase est non seulement une figure exemplaire de la singularité mais une expérience incontournable de l’« intelligence du corps », selon cette phrase de Thérèse d’Ávila citée dans l’« Avant-propos » : « Douleur spirituelle et non corporelle, bien que le corps ne manque pas d’y avoir part et même beaucoup. »

*

Voici ce que j’avais commencé à écrire. C’était avant d’entendre l’appel -voire l’intimation- venu brusquement interrompre le texte dans son mouvement pourtant amorcé.
Non, ce n’est pas de cela que je voulais – devais – parler, aussi admirable que soit ce livre. Ni « compte rendu » ni lecture ou commentaire, car je ne désire rien ajouter, ni aux textes de l’un, encore moins aux dessins si remarquables de l’autre. Non, c’est plutôt à l’exposition d’un autre récit que j’ai été de force, par eux, conduite ici. Et cet autre récit, c’est celui du « Rien à voir », de la pression exercée par l’invisibilité sur la visibilité, et donc aussi d’une certaine expérience de la lecture, qui n’est peut-être pas, tout compte fait, moins singulière par la manière dont elle surgit que l’extase dont je pensais d’abord parler.
Rien à voir, donc. Ce rapport essentiel à un certain point de vue aboculaire – au « penser à ne pas voir » de Jacques Derrida : j’écris ceci, entre les 14 et 15 juillet, en pensant à lui, et pour lui en quelque sorte –, j’y avais pourtant été rompue depuis longtemps, et encore tout récemment au cours de ces derniers mois, alors que j’avais relu de près Mémoires d’aveugle et tous ses écrits sur les arts. Je savais, ou croyais bien savoir cela : qu’on ne sait rien, qu’on ne sait pas ce qu’on voit quand on voit, qu’il (n’)y a rien à voir, et que c’est là, dans cet entrebâillement, que la vérité (ou, disons, pour être plus clair : le sens du sens, l’insensé du sens, sa jouis-sens) se laissait peut-être, fugitivement toujours, entrevoir (en tout cas, la vérité, quand j’en ai su quelque chose, elle m’est toujours arrivée sous cette forme instante, et improbable, la seule qui soit convaincante, mais cela va sans dire).
Ce « rien à voir », leçon de l’inouï, je devais l’éprouver de nouveau avec force ces derniers jours quand je découvris, par hasard (c’est la loi de ces choses, bien sûr), à la suggestion d’une amie, ces Extases d’Ernest Pignon-Ernest. C’est alors que je tombai des nues, comme l’on dit si bien, et que je compris toute la portée de ces mots : on ne voit jamais rien, on ne sait pas ce qu’on voit quand on voit. Depuis que, en avril 1997, Jacques Derrida, alors de passage à Montréal, avait lu à haute voix le manuscrit du texte qui allait devenir un an plus tard « Un ver à soie » dans Voiles [2], ce texte avait levé en moi une fascination, jamais démentie depuis. Le livre d’Ernest Pignon-Ernest et d’André Velter, paru en 2008, dix ans tout juste après Voiles, est venu me rappeler l’attrait qu’il exerce toujours sur moi. Car c’est en ouvrant ces Extases (que j’avais d’abord pensé commenter, à partir de L’Adoration de Jean-Luc Nancy, du point de vue de la question de l’adresse, de l’« ad » radical au cœur de toute ad-oratio) que je compris à quel point je n’avais toujours rien vu, ni donc encore lu d’« Un ver à soie », publié en 1998 dans Voiles et « accompagné », comme il est écrit sur la page de titre, « de six dessins d’Ernest Pignon-Ernest » représentant, en des points de contact (ou d’intersection) précis des textes respectifs d’Hélène Cixous et de Jacques Derrida, des détails d’une grande précision, d’une acuité visuelle suraiguë, plans rapprochés comme sous loupe, de plis et anfractuosités, de fines lignes fuyant dans le blanc d’un visage à peine esquissé à l’œil mi-clos, de fils effilochés, très fins suggérant la fente noire d’un sexe, de plis encore, puis d’une main tâtonnante émergeant d’une robe, du lobe d’une oreille, dans l’angle d’un visage renversé, sous voile… Tout ici parlait tissu et tact, dans une touche infiniment subtile des traits. Dans l’édition Galilée par ailleurs si soignée, rien n’identifiait cette « série » (si c’en était bien une), la provenance de l’œuvre, son titre, ses dimensions, ses particularités propres en quelque sorte (on ne savait pas même si l’on avait affaire à six dessins appartenant au même « corps » ou non). Or en ouvrant Extases, je tombe en arrêt devant la « station » consacrée à Thérèse d’Ávila. Je la reconnais aussitôt : c’était donc elle, c’était pourtant l’évidence même – mais comment avais-je pu ne pas la voir ? Ainsi, mise à l’épreuve du « sero te amaui » toujours et encore, on pouvait voir sans voir, voir sans reconnaître celle qui, comme la figure de la mère dans « Savoir », était une autre, l’autre dans toute sa singularité. Je n’avais donc pas su lire entre les lignes, ni même pu lire ces lignes où il était pourtant écrit en toutes lettres qu’« Elle était toujours là l’invisible qui séparait à jamais la femme », que cette femme, celle-là, toute femme, était ce « génie de la séparation » même, que toute femme, cette femme, vous aussi, « était une autre, et vous ne le saviez pas ». Voilà ce qui instille la honte vive, très étrange, de ne pas avoir su reconnaître l’inconnue – elle, la sainte en extase – pour la connue par excellence. Quelle taie sur l’œil, quelle incroyable bévue ! Et d’autant que j’avais longuement écrit sur ces textes, sur l’« invu », les lapsus calami œuvrant entre « Savoir » et « Un ver à soie » au moment précis de l’opération poétique, et que j’avais cru, non sans naïveté, approcher quelque chose du secret s’échangeant entre ces textes. Je n’avais donc rien vu, rien lu, ce qui s’appelle lire vraiment, « lire enfin, à la hauteur de ce que vous avez à lire », comme Jacques Derrida le prédit dans « Un ver à soie », avant de la reconnaître, elle, la Thérèse du Bernin et de l’Encore de Lacan. Et je me disais que telle est la vérité analytique qui nous vient des textes que nous croyons tranquillement, mais ô si aveuglément lire, telle est la singularité profonde de la lecture : de ne jamais rien voir ni savoir au fond de ce qu’elle croit avoir sous les yeux. Car qui dira ce que cela change, dans cette immense histoire du « voile », le mot et la chose – il nous avait pourtant bien prévenus que tout allait se défaire, que rien ne serait plus « intact, sain et sauf, ni dans ta culture, ni dans ta mémoire ni dans ta langue », dès l’instant où on toucherait à ce mot-là, au mot « voile », « pour ne pas encore parler de la chose », disait-il –, qui dira ce que cela change dans toute cette histoire du voile, entretissée de manière si différente et forte déjà des « deux côtés » par H. C. et J. D., que soudain s’y glisse ce voile de la sainte en extase, image lisible illisible, peau des dessins tout en tact d’Ernest Pignon-Ernest ? Tout – et rien. Personne, à ma connaissance, n’a pris la mesure de ce rapport texte/image-là, de son audace, de sa subversion : entre les textes, les incisant mais avec un sens infiniment subtil du toucher, il y avait, il y aura eu cette extase. Mais pour la lire, il ne suffisait pas de savoir, ni de voir, ni de lire : il fallait « renoncer à toucher autant qu’à voir, et même à dire ». Cela, elle savait.

Ginette Michaud

1 Ernest Pignon-Ernest et André Velter, Extases, Paris, Gallimard, 2008, 165 p.
2 Jacques Derrida, « Un ver à soie », dans Voiles, avec Hélène Cixous, Paris, Galilée, coll. « Incises », 1998. Toutes les citations qui suivent sont tirées de ce livre.

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frontpage Fri, 16 Jul 2010 10:03:19 +0000
« De la critique du travail à l'abolition de la société marchande », par Norbert Trenkle. http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3317-«-de-la-critique-du-travail-à-l\'abolition-de-la-société-marchande-»,-par-norbert-trenkle..html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/126-critique-radicale-de-la-valeur/3317-«-de-la-critique-du-travail-à-l\'abolition-de-la-société-marchande-»,-par-norbert-trenkle..html we-hate-work-faf40Ci dessous, le texte d'un exposé de Norbert Trenkle en juin 2003, sur la critique du travail et l'abolition de la société marchande. Norbert Trenkle appartient au groupe allemand Krisis, un des groupes internationaux qui se réclame de la mouvance que l'on appelle la « wertkritik » (critique de[...]


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frontpage Fri, 16 Jul 2010 10:03:11 +0000
Du REEL d' ABSENCE : le REEL dans la PASSION http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3315-du-reel-d\'-absence---le-reel-dans-la-passion.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3315-du-reel-d\'-absence---le-reel-dans-la-passion.html Il faudrait se demander pourquoi il est si difficile de comprendre la mécanique des passions, d'où dérive une quasi impossibilité de les amender. Sans parler de ceux qui imaginent assez sottement pouvoir les réduire par l'intelligence. Il faut en faire son deuil : le noûs ne régente pas le thymos, la raison n'arraisonne pas la passion. Il est dans ces constructions, ces fixations passionnelles quelque chose qui défie l'entendement, et le bon sens même, et chez des personnes parfaitement saines par ailleurs, et en parfaite  possession de leurs facultés mentales. C'est ce quelque chose qui m'intrigue, et par delà tous les discours classiques, et par delà les enseignements de la psychanalyse, je voudrais y apporter ma modeste lumière.

La force de la passion tient au fantasme inconscient. Un somme indéterminée de fixations pulsionnelles, d'émotions, d'images, de souhaits et de craintes se sont, dans un lointain passé, cristallisées, dessinant un noeud inextricable, noeud gordien qu'aucun glaive alexandrin ne pourra plus couper, ni démêler, fût-ce avec les ciseaux de l'analyse la plus pénétrante et la plus fine. Quand on a démonté toutes les chaînes signifiantes, exploré tous les recoins de la psyché, démêlé tous les fils du roman personnel, on se trouve soudain, incompréhensiblement, devant  l'énigme d'une impossible avancée. Que se passe-t-il donc? Sur quel obstacle imprévu débouche donc notre entreprise de déconstruction? Quelque chose résiste, s'exprime dans une persistance des symptômes, une forme nouvelle d'anxiété sans objet, lassitude sans cause repérable, ennui et déception. Que se passe-t-il donc? Rien, sinon que cela n'avance plus, que ça piétine, que ça tourne à la rengaine, dans un forme inédite de cauchemar climatisé. On croyait traverser le fantasme, se libérer des attaches, tenir pour de bon le fin mot de l'histoire, et tout se referme sur l'incompréhensible, se fige dans un accablant surplace. 

Les catégories classiques de symbolique et d'imaginaire ne permettent plus de repérer des signifiants, de les articuler, de faire jouer la souplesse de la métaphore et de la métonymie. Analyse impossible, donc interminable? Le patient en est réduit à tenter un forçage herculéen, hors analyse, et d'en assumer les risques, parfois exorbitants.

Cette butée sur le réel est en quelque sorte prévue par l'analyse, et l'analyste. Serge Leclaire disait :  "Démasquer le réel". L'affaire est pour le moins périlleuse. Mais soyons optimiste, et supposons qu'elle réussisse. Qu'est ce que cela montre? Que la rencontre avec le réel est en quelque sorte la finalité spécifique de la psychanalyse, son objet propre. J'en prends acte. Mais alors, de quel réel parlons-nous?

Si c'est bien le fantasme qui soutient toute la structure passionnelle, c'est que le fantasme est à la fois de l'imaginaire et du réel. Imaginaire par les constructions plus ou moins délirantes qui le constituent (ex : " je suis le préféré de maman, son idole, et je ferai toujours ce qu'il faut pour l'éblouir et la conforter dans son amour") - mais aussi, plus profondémént, du réel, car cette construction n'est jamais qu'un cache-misère, voire un cache-sexe, pour dissimuler, barricader, forclore l'angoisse absolue qui saisit le sujet devant l'énigme du désir de l'autre, et face à sa détresse native, de dépendre totalement d'un autre qui a tout pouvoir, qui satisfait ou ne satisfait pas vos besoins, vous gratifie ou vous déchire, -" Hilflosigkeit", disait Freud : absence d'aide, détresse, dépendance, impuissance du nourrisson.

Ici, à nouveau, nous rencontrons le visage terrible d'un réel d'absence : dénuement originel, béance mortifère, absence radicale de sens, de secours, de prothèse, - non pas "perte", car où donc était la sécurité que j'aurais perdue, si ce n'est dans les limbes de l'imaginaire? - mais finitude, incertitude et détresse originaire.

Réel d'absence disons-nous. On pourra toujours ironiser sur cette étrange expression. Mais le clinicien, et le philosophe averti, car il en est quelques-uns, en repèreront la trace, la marque, l'incidence ineffaçable dans tel visage de douleur inquiète, dans tel pli amer de la bouche, et surtout dans les incurables souffrances de ceux qui, contre toute logique, s'obstinent dans la pente d'une souffrante et jouissive répétition.

Le réel d'absence n'est pas repérable en tant que tel, comme nous le disions pour la mort. (Article précédent). Mais dans ses effets, notamment passionnels. A la racine de la passion je verrai volontiers un trou structurel, d'autant plus actif qu'il est inconscient et irrepérable, autour duquel s'organise une lamentable quête d'un quelque chose qui donnerait enfin la sécurité. Certains, à défaut d'y parvenir, se précipitent dans les bras d'Hadès. La plupart voguent entre quête et désespoir, exaltation et tristesse, balançant sans fin entre la joie et le dégoût de vivre.

Une plaisante philosophie nous invite à nous détourner de ces parages dangereux. Je n'y vois rien à redire tant que ça marche. On ne change pas une équipe qui gagne. C'est la nécessité, le plus souvent, qui nous force à revoir nos prérequis. Quant à celui qui surnage au torrent, il fera la part des choses, et peut-être, par là, saura-t-il un peu mieux nager.

Le pari de l'A-philosophie c'est de ne pas reculer devant le terrible, de ne pas se nourrir de fadaises, de voir les choses telles qu'elles sont. Que chacun soit spontanément plus à l'aise dans l'imaginaire, ou la supposée réalité qui organise les fanfares du monde, c'est bien évident. La plupart des philosophes, hélas, se payent de mots. Mettre le réel au principe de la connaissance n'est pas un air de lamento, mais une invitation à prendre en compte toutes les données de l'existence.


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frontpage Fri, 16 Jul 2010 10:03:01 +0000
L'hypertexte est-il seulement une affaire d'écriture ? http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3312-l\'hypertexte-est-il-seulement-une-affaire-d\'écriture-?.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3312-l\'hypertexte-est-il-seulement-une-affaire-d\'écriture-?.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Fri, 16 Jul 2010 10:02:58 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Christophe Perrin “Note sur une critique sans critique : "La constitution onto-théo-logique de la métaphysique"” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3224-klesisi-numero-15-2010-spaeter-heidegger-christophe-perrin-note-sur-une-critique-sans-critique-qla-constitution-onto-theo-logique-de-la-metaphysiqueq.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3224-klesisi-numero-15-2010-spaeter-heidegger-christophe-perrin-note-sur-une-critique-sans-critique-qla-constitution-onto-theo-logique-de-la-metaphysiqueq.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:39:51 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Julien Pieron “Immanence et transcendance dans la lecture heideggérienne d'Anaximandre” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3223-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-julien-pieron-immanence-et-transcendance-dans-la-lecture-heideggerienne-danaximandre.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3223-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-julien-pieron-immanence-et-transcendance-dans-la-lecture-heideggerienne-danaximandre.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:39:00 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, François Jaran “De la différence entre l'histoire comme événement (Geschichte) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3222-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-francois-jaran-de-la-difference-entre-lhistoire-comme-evenement-geschichte.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3222-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-francois-jaran-de-la-difference-entre-lhistoire-comme-evenement-geschichte.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:38:17 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Sylvaine Gourdain “Heidegger et le "dieu à venir": s'il y a être, pourquoi dieu” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3221-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-sylvaine-gourdain-heidegger-et-le-qdieu-a-venirq-sil-y-a-etre-pourquoi-dieu.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3221-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-sylvaine-gourdain-heidegger-et-le-qdieu-a-venirq-sil-y-a-etre-pourquoi-dieu.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:37:29 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Frank Darwiche “Hegel et Heidegger : vers l'autre Dieu” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3220-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-frank-darwiche-hegel-et-heidegger--vers-lautre-dieu.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3220-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-frank-darwiche-hegel-et-heidegger--vers-lautre-dieu.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:36:49 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Julien Peronnet “Gadamer, Heidegger et l'oeuvre d'art” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3219-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-julien-peronnet-gadamer-heidegger-et-loeuvre-dart.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3219-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-julien-peronnet-gadamer-heidegger-et-loeuvre-dart.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:36:08 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Mark Sinclair “Note sur le génie dans "L'origine de l'oeuvre d'art"” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3218-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-mark-sinclair-note-sur-le-genie-dans-qlorigine-de-loeuvre-dartq.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3218-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-mark-sinclair-note-sur-le-genie-dans-qlorigine-de-loeuvre-dartq.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:35:14 +0000 Klesis, Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Maxime Beaucamp “L'origine de l'oeuvre d'art : penser l'artiste à partir du conflit terre/monde” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3217-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-maxime-beaucamp-lorigine-de-loeuvre-dart--penser-lartiste-a-partir-du-conflit-terremonde.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3217-klesis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-maxime-beaucamp-lorigine-de-loeuvre-dart--penser-lartiste-a-partir-du-conflit-terremonde.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:34:22 +0000 Numéro 15, 2010, Später Heidegger, Franz Schürch “Heidegger et la finitude” http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3216-numero-15-2010-spaeter-heidegger-franz-schuerch-heidegger-et-la-finitude.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3216-numero-15-2010-spaeter-heidegger-franz-schuerch-heidegger-et-la-finitude.html ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 09:33:42 +0000 KLĒSIS, Numéro 15, 2010, Später Heidegger http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3215-klsis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/41-articles-klesis-revue-klesisorg/3215-klsis-numero-15-2010-spaeter-heidegger-.html

KLĒSIS – ΚΛΗΣΙΣ

Revue philosophique

ISSN 1954-3050

Numéro 15, 2010

*

SPÄTER HEIDEGGER

Numéro dirigé par Christophe Perrin

Editorial

(avec une notice sur les auteurs)



Franz Schürch

“Heidegger et la finitude”

*

Maxime Beaucamp

“L'origine de l'oeuvre d'art : penser l'artiste à partir du conflit terre/monde”

*

Mark Sinclair

“Note sur le génie dans "L'origine de l'oeuvre d'art"”

*

Julien Peronnet
“Gadamer, Heidegger et l'oeuvre d'art”

*

Frank Darwiche

“Hegel et Heidegger : vers l'autre Dieu”

*

Sylvaine Gourdain

“Heidegger et le "dieu à venir": s'il y a être, pourquoi dieu”

*

François Jaran
“De la différence entre l'histoire comme événement (Geschichte)
et l'histoire comme science (Historie) chez Heidegger”

*

Julien Pieron
“Immanence et transcendance dans la lecture heideggérienne d'Anaximandre”

*

Christophe Perrin
“Note sur une critique sans critique : "La constitution onto-théo-logique de la métaphysique"”

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voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Tue, 06 Jul 2010 08:56:40 +0000
La fidélité et la communion d'esprits, derniers remparts contre la barbarie http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3157-la-fidélité-et-la-communion-d\'esprits,-derniers-remparts-contre-la-barbarie.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3157-la-fidélité-et-la-communion-d\'esprits,-derniers-remparts-contre-la-barbarie.html Fidelite-communion-esprit.jpgIl existe deux types de barbarie. La première est nihiliste. Elle consiste à ne croire en rien et à n’être fidèle à aucun sens. Parce qu’elle ne propose aucun programme, aucun projet, distend les esprits, elle est le contraire de la civilisation. La seconde appartient aux fanatiques, qui eux à[...]


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frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:18:14 +0000
Effacement http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3150-effacement.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3150-effacement.html SING.5

Effacement

Photo Loïc Lambour

On l’avait banni il y avait longtemps. Banni de quel
pays, on ne savait pas, il ne savait pas. Etait-ce un
pays ou un lieu de l’esprit ? Il se souvenait vaguement
de silhouettes proférant des mots violents, des insultes
et des menaces, mais étaient-ce des souvenirs qui renvoyaient
à une réalité passée ou ses propres peurs devenues
des histoires qu’il se racontait ? Il était évident
que toutes sortes de choses lui étaient arrivées, mais
comme il ne lui restait ni plaies ni cicatrices sur le
corps, il lui était impossible de savoir exactement de
quoi il s’agissait.
Il aurait aimé demander à des personnes qui l’avaient
connu avant son bannissement et qui, comme lui,
avaient été chassées. Mais il semblait bien être le seul à
avoir connu pareilles épreuves, sans qu’il fût possible
par conséquent d’interroger des témoins de scènes
anciennes. Il rêvait de quelque procès, et dans ce rêve
il s’inventait des hommes et des femmes l’ayant connu
avant son extradition d’un pays sans doute imaginaire.
Peu à peu, ce rêve devint toute sa vie, sa vie effacée
des mémoires.

Laurent Margantin


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frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:18:13 +0000
Livre: la manifestation de soi ! http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/96-promenades-philosophiques-laurence-harang/3144-livre--la-manifestation-de-soi-!.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/96-promenades-philosophiques-laurence-harang/3144-livre--la-manifestation-de-soi-!.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:18:06 +0000 Pouvoir et liberté dans les sociétés de la connaissance http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3138-pouvoir-et-liberté-dans-les-sociétés-de-la-connaissance.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/100-raison-publiquefr/3138-pouvoir-et-liberté-dans-les-sociétés-de-la-connaissance.html Études / ,
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frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:17:59 +0000
L'inimaginable et rationalité http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3136-l\'inimaginable-et-rationalité.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3136-l\'inimaginable-et-rationalité.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:17:54 +0000 Achille, la tortue et les principes physiques http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3134-achille,-la-tortue-et-les-principes-physiques.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3134-achille,-la-tortue-et-les-principes-physiques.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:17:53 +0000 La logique dans l'idéalisme allemand / appel à contribution (sept.) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/76-europhilosophie-plateforme-recherche/3132-la-logique-dans-l\'idéalisme-allemand-/-appel-à-contribution-(sept.).html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/76-europhilosophie-plateforme-recherche/3132-la-logique-dans-l\'idéalisme-allemand-/-appel-à-contribution-(sept.).html Le centre d'ontologie formelle et de logique développementale de l'Ulb en partenariat avec Marc Maesschalck (Ucl) et le FNRS organise en avril 2011 un colloque international sur la question de la logique dans l'idéalisme allemand.
Toute personne désireuse de présenter un exposé (d'environ 30 minutes) sur le sujet peut envoyer une proposition (max. 1 page) avec un CV (max 2 pages) à l'adresse suivante : glejeune@ulb.ac.be
Les propositions doivent nous parvenir avant le 15 septembre 2010.
Les (…)
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frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:17:52 +0000
Colloque international Emmanuel Lévinas / 4-9 juillet 2010 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/76-europhilosophie-plateforme-recherche/3131-colloque-international-emmanuel-lévinas-/-4-9-juillet-2010.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/76-europhilosophie-plateforme-recherche/3131-colloque-international-emmanuel-lévinas-/-4-9-juillet-2010.html 4-9 Juillet 2010 ; Toulouse, France
Ce colloque international est organisé à l'initiative de la Société internationale de Recherches Emmanuel Levinas (SIREL, Paris, www.sirel-levinas.org) et de la North American Levinas Society (Purdue, USA, www.levinas-society.org). Il accueillera des participants venant du monde entier et comportera environ 120 communications. Une priorité sera accordée aux étudiants et jeunes chercheurs. Les actes du (…)
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frontpage Wed, 30 Jun 2010 02:17:52 +0000
Philosophie – Ordinaire http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/83-artetv-philosophie/3129-philosophie-–-ordinaire.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/83-artetv-philosophie/3129-philosophie-–-ordinaire.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Mon, 28 Jun 2010 08:17:20 +0000 Singularités plurielles http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3121-singularités-plurielles.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3121-singularités-plurielles.html SING. 1

ribambelle

singularités :

la source d'Ingres, une tête carthaginoise, Orphée de Glück, Cézanne jeune homme et la mort, Cymbeline, Phénoménologie de l'esprit, la Voix et le phénomène, Canguilhem, cinq heures du matin dans les Alpes à 3OOO mètres, l'alexandrin, tuer un cochon, ma chienne Dolly, Eschyle par Boulez, une fourmilière dans la Forêt Noire, un vent terrible dans Buffalo gelé, le déchirement de la première cigarette, celui du premier sperme, les tombes de Bougon, les pierres ponces flottant sur la mer au large de Lipari, l’autoportrait de Cézanne au fond jaune, Frauenliebe und Leben, la peau, sur tout le corps, le baiser, chaque fois, la pensée du Trieb de la raison, la nage sous l’eau, le faux souvenir d’une opération à cœur ouvert, un rêve où je trouve la tombe de Leporello, encore une tête sculptée de Carthage...

Pourquoi? comment pourrais-je arrêter cette liste ? C’est tous les jours, partout, sans cesse, sans relâche, ça compte plus semble-t-il avec l’âge,
ça se singularise toujours d'autant plus...

Jean-Luc Nancy


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frontpage Mon, 28 Jun 2010 08:17:00 +0000
Sympathie et intuition chez Bergson http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3118-sympathie-et-intuition-chez-bergson.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3118-sympathie-et-intuition-chez-bergson.html Se disant sumpatheia en grec, la sympathie désignait pour les anciens stoïciens la structure même du monde, une interdépendance harmonieuse et universelle. Elle devint plus tard un attribut de la subjectivité, comme la faculté de partager les passions d'autrui, chez Adam Smith, qui voit en[...]


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frontpage Mon, 28 Jun 2010 08:16:55 +0000
Ligne de conduite ou lignes d’erre ? (2) Sophie Mendelsohn / Chimères n°72, Clinique et politique http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/115-le-silence-qui-parle/3111-ligne-de-conduite-ou-lignes-derre--2-sophie-mendelsohn--chimeres-nd72-clinique-et-politique.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/115-le-silence-qui-parle/3111-ligne-de-conduite-ou-lignes-derre--2-sophie-mendelsohn--chimeres-nd72-clinique-et-politique.html Lire tout l'article... ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Sat, 26 Jun 2010 08:19:14 +0000 QUETE PHILOSOPHIQUE QUIETUDE A-PHILOSOPHIQUE http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3110-quete-philosophique-quietude-a-philosophique.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3110-quete-philosophique-quietude-a-philosophique.html Platon a donné pour toujours la définition de la philosophie : amour de la sagesse, soit désir de ce qui s'échappe, de ce qui manque, de ce qui fut peut-être un jour, et qui est à jamais perdu. Travail du deuil en somme, ou deuil interminable, voire  processus mélancolique, selon que l'on estime que la tâche peut aboutir (dans un lointain incalculable), ou qu'au contraire on l'estime vouée à l'échec. Le philosophe est l'ami de la vérité. Mais cette vérité, comme horizon de la recherche, fuit à mesure, selon une logique imparable : ce qui est perdu ne se retrouve jamais comme tel, ne serait-ce que par l'éloignement temporel, qui fait que la première impression ne peut se renouveler ne varietur, perdant infailliblement son caractère de "première fois". Si retrouvaille il y a, ce n'est que sous forme de '"seconde fois", avec la vivacité en moins, et le souvenir en plus. L'Etre perdu ne se reconquiert pas. Au mieux, on trouvera autre chose dans un ratage fécond, ou l'on ne trouvera rien du tout. Quant à savoir quel est le fruit de ce ratage philosophique, chacun en jugera.

Le philosophe est l'homme de la quête. "Chasseur de réel" disait Platon. Ami de la vérité. Tension entre la souffrance du manque et la satisfaction espérée. Marche et démarche vers l'horizon d'une ultime réunification. C'est là le fantasme constitutif du projet philosophique. Que ce projet ait merveilleusement assoupli l'esprit humain, qu'il ait engendré de superbes constructions, des oeuvres d'art éternelles, nul n'en doute. Efflorescence et fécondité du désir. Poros, l'industrieux, le magicien, le sophiste plein de ressources, l'artisan de ruses toujours nouvelles, le désir foisonnant, l'arc et la lyre, la créativité apollinienne - tout cela ne saurait faire oublier Pénia, la pauvresse, l'indigente, la mal-fagottée, qui, par ruse, se fait engrosser par Poros. Le savoir, en son expansivité infinie, rate la vérité, parce que la vérité est l'Autre, hors Logos, informulable.

Je me propose de renverser radicalement les propositions de Platon, d'expérimenter ce qu'il occulté. Je n'ai, ce faisant, aucune certitude : j'expérimente.

Pourquoi ce désir de savoir? En raison du manque de savoir. Quel est le but? La vérité. Qu'est-ce-que la vérité? L'adéquation du savoir à la réalité, la saisie conceptuelle de l'Etre. Qu'est ce que l'Etre? Ce qui est en soi, fondement permanent et raison de toute chose, par delà les apparences sensibles sujettes au changement. C'est le schéma fondatif de toute la métaphysique. Inversons les propositions : pas de manque. Pas de désir de savoir. Pas de quête, pas d'inquiétude. Rien ne manque - ni le temps, ni la satisfaction, ni l'être plus que le non-être. Rien à chercher : "chercher" c'est tourner en cercle, circa, autour de quoi? - du trou. Le trou n'est pas un manque, c'est un trou- le réel. Trou dans le Logos, inconscient de son propre fondement, inapte à se saisir et à se penser lui-même dans sa radicale différence au réel. Rien à chercher, rien à trouver : rien ne saurait s'ajouter au tout si le tout est le tout.

On peut dire cela autrement : le désir est inutile, le savoir hors-réel, la Cause inaccessible, la Vérité hors langage. En un mot toute la philosophie est disqualifiée. Réduite à un discours futile, concaténation absurde autour d'un trou forclos, méconnu et dénié comme tel : idéologie et psychose blanche.

C'est ici que se situe l'A-Philosophie. Rupture absolue, renversement. On ne cache pas le trou, on le met en évidence, obscène exhibition du non-objet, de la Faille. On donne à voir le non-visible, le non-dit, le tu, et le voilé. Déchirure du discours, dévoilement : "Alètheia" - A-lètheia.

De l'obscénité comme pratique. Non pas exhiber le sexe, ce qui est fort banal, et somme toute confortable, socialement récupéré à usage mercantile, mais ce tout autre qui creuse le langage et le discours d'une radicale in-congruence. Pointer le défaut, là où ça "faut", où faille se glisse et entraîne la perte, la dés-assurance.

C'est en cela peut-être que nous pouvons réactualiser le kunisme, avec de nouvelles lettres de noblesse.

Mais il y a plus : je peux aussi tenir un discours de provocation. Déclarer : "Vous manquez de temps? Mais le temps ne manque jamais". "Nous sommes et nous ne sommes pas" (Héraclite).  "Tout est là, et moi je ne suis rien" (Goethe). "Rien de plus, rien de moins". "Le pire, c'est que le pire n'est pas sûr". "Vous ne savez pas ce que vous désirez? Forcément, puisque vous ne désirez rien". "Si tout branle, rien ne branle". Et ainsi à l'avenant.

Par les temps médiocres où nous sommes ces provocations parîtront déplacées, inhumaines, sadiques. Mais il faut nous demander qu'est ce qui nous a conduits dans ce calamiteux décours. Plus que l'économie ou la géopolitique, c'est une vision du monde, une "philosophie" de l'existence qu'il faut interroger, s'il est vrai que l'action est le déploiement fatal d'une méconnaissance de principe. Un de nos penseurs patentés n' a-t-il pas déclaré que les hommes  seront "comme maîtres et possesseurs de la nature"?

"Assieds-toi et regarde tourner le monde" écrivait Henri Miller. Quiétude de l'A-philosophie. Le fin du fin est peut-être d'agir sans rien faire, de faire rien dans l'extrême de l'activité.


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voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Sat, 26 Jun 2010 08:19:10 +0000
Le bac ou la grande braderie du savoir, par Simon Perrier http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/112-skholefr-philosophie/3109-le-bac-ou-la-grande-braderie-du-savoir,-par-simon-perrier.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/112-skholefr-philosophie/3109-le-bac-ou-la-grande-braderie-du-savoir,-par-simon-perrier.html en lire plus


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frontpage Sat, 26 Jun 2010 08:19:08 +0000
La pensée que la mort n'est rien pour nous - Lettre à Ménécée écrite par Epicure http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3107-la-pensée-que-la-mort-n\'est-rien-pour-nous---lettre-à-ménécée-écrite-par-epicure.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3107-la-pensée-que-la-mort-n\'est-rien-pour-nous---lettre-à-ménécée-écrite-par-epicure.html Epicure-la-mort-n-est-rien-pour-nous.jpgMaintenant habitue-toi à la pensée que la mort n'est rien pour nous, puisqu'il n'y a de bien et de mal que dans la sensation et la mort est absence de sensation. Par conséquent, si l'on considère avec justesse que la mort n'est rien pour nous, l'on pourra jouir de sa vie mortelle. On cessera[...]


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Les deux sources étymologiques de la religion...ou lorsque la communion et la fidélité sans religion maintiennent la société http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3106-les-deux-sources-étymologiques-de-la-religion...ou-lorsque-la-communion-et-la-fidélité-sans-religion-maintiennent-la-société.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3106-les-deux-sources-étymologiques-de-la-religion...ou-lorsque-la-communion-et-la-fidélité-sans-religion-maintiennent-la-société.html Religion-atheisme.jpgDans son ouvrage Formes élémentaires de la vie religieuse, Durkheim définit la religion de façon suivante : « Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même[...]


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La preuve ontologique de l'existence de Dieu http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3102-la-preuve-ontologique-de-l\'existence-de-dieu.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3102-la-preuve-ontologique-de-l\'existence-de-dieu.html

Preuve-ontologique-existence-de-Dieu.jpgDieu est un être suprême, souverainement parfait selon Descartes, absolument infini pour Spinoza, ou encore Hegel. Cette définition suffirait à démontrer son existence car la suprématie, la perfection et l'infini, exclut l'absence. Dieu existerait donc par essence, telle est la preuve[...]


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Philosophie – Ordinaire http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/83-artetv-philosophie/3101-philosophie-–-ordinaire.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/83-artetv-philosophie/3101-philosophie-–-ordinaire.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Sat, 26 Jun 2010 08:18:58 +0000 Recension Corps et virtuel http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3100-recension-corps-et-virtuel.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3100-recension-corps-et-virtuel.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Sat, 26 Jun 2010 08:18:57 +0000 L'été des philosophes http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3098-l\'été-des-philosophes.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3098-l\'été-des-philosophes.html

ANNONCE:

De la fin juin jusqu'à la mi-juillet, je mettrai en ligne un texte au quotidien, ouvrant bientôt la série par un impromptu de Jean-Luc Nancy sur la pluralité du singulier.

*

Contributions : Aurélien Barrau, Raymond Bellour, Gérard Bensussan, Véronique Bergen, Jean-Claude Bourdin, Pascal Chabot, Nanine Charbonnel, Max Dorra, Elie During, Anne François Kavauvea, Jérome Lèbre, François Loiret, Frédéric Neyrat, Jean-Luc Nancy, Pierre Macherey, Boyan Manchev, Antonioli Manola, Jean-Clet Martin, Ginette Michaud, David Rabouin, Jean-Michel Salanskis, Anne Sauvagnargues, Laurent de Sutter, Bruno Tackels, Pierre Vinclair…

ARGUMENT:
Une singularité n’est pas seulement le nom de l'unique. Elle marque, sur un parcours, un angle, un point de rebroussement qui vient dévier une trajectoire. Ce qu’on pourrait qualifier finalement d’écart. C’est le cas des points singuliers en géométrie pour lesquels il n’existe aucune dérivée. Aucun moyen de les intégrer sous l’économie d’une courbe. On pourrait les appeler zigzags, bifurcations, traverses menant de l’ordinaire au remarquable. Nos vies sont tissées d’événements de ce genre. L’idée m’est venue de demander aux hôtes de mon blog de venir y inscrire un point de cette nature, quitte à manquer aux lois de l’hospitalité et le déporter ailleurs, l'entrainant vers des lieux hors du lieu, vers des régions d’utopie. La nature des propositions qui m’ont été faites a rapidement pris le chemin de l’insolite, du singulier de l’enfance ou encore du «bizarre» comme dirait Baudelaire. «Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu'il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu'il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie non voulue, inconsciente, et que c'est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. (Salon de 1859)». Mais pourquoi ce bizarre ne serait-il pas après tout un monstre sorti des rails ? Autant de Papillons de nuit dont la géométrie donne un exemple sur l'image jointe...
Voilà sans doute un aspect dont les quelques textes à venir auront senti le point de fuite.

JCM


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frontpage Thu, 24 Jun 2010 03:01:14 +0000
Appels de note http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3050-appels-de-note.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/109-strass-de-la-philosophie-jean-clet-martin-/3050-appels-de-note.html

L'Archéologie du savoir est un beau livre. Son objet, sa question est: qu'est-ce qu'une archive? Mais comble de l'humour, le livre de Foucault ne présente pas une seule note en bas de page! Aujourd'hui Les notes se multiplient. Ce n'était pas le cas du livre de philosophie avant les années 60, moment où la méthode vient supplanter la littérature et la pédagogie ruiner la création. Il suffit d'ouvrir n'importe quelle thèse pour noter cette efflorescence. Je dois reconnaître que j'y ai moi même souscrit dans des livres cosignés avec d'autres auteurs. C'est là un signe des temps qui vaut comme radiographie de l'état de nos recherches et de nos Universités.

On pourra certes évoquer les raisons du sérieux, de la scientificité, des protocoles du vrai, etc. On ne saurait prétendre à une monographie qui ne donnerait pas la page et l'édition datée d'où sont extraits les passages d'un auteur. Mais, au lieu d'apporter une précision marginale, une anecdote éclairante, la note se fait le plus souvent note appelant des notes : un appel aux notes. Un appel pour garantir le plan référentiel de celui qui parle, montrant clairement d'où son propos se réclame. Référence et provenance! Au point de ne plus penser du tout puisque toute idée se verra soumise à une antériorité et à une extériorité qui dit qu'elle ne dit rien, qu'elle est incapable de toute nouveauté. Fin de la philosophie comme pensée qui se penserait elle-même! En tout cas, la fin de la philosophie peut valoir autant comme effet de méthode... Cela rassure par mauvais temps et conforte l'impossibilité d'une énonciation originale. Incapable de faire advenir une idée, on optera pour des règles qui rendent inutile de s'y essayer. La note comme déroute de la pensée! Il suffira que quelque chose ait déjà été énoncé, de repérer son lieu dans la forêt des textes pour se dire chercheur et faire de la recherche : chasse aux citations, méfiance de l'exclamation. Peu importe d'ailleurs le contenu de ce qui est dit, pourvu que cela puisse se localiser. Un énoncé illocalisable apparaît au contraire comme nul et non advenu, funeste supplément, lyrisme...

La philosophie et la désaffection d'étudiants qu'elle subit se reconnaîssent à l'art d'un montage référentiel dont la méthode affichée n'est qu'un cache-misère. Est-ce à dire que la pensée est vive, hors la lettre et que la philosophie se décline dans l'immédiateté orale du présent, parole de maître ou autre illusion du discours? On voit bien que De la Grammatologie ou L'Archéologie du savoir attendaient autre chose d'une déconstruction de l'autonomie présumée de la pensée, autre chose qu'une prolifération de mémoires de singe ou une commémoration doctorante par appels de note. La Mort de la philosophie -son concept- est à son exténuation institutionnelle ce que le droit est au fait. Elles partagent pour ainsi dire rien, sauf la misère de ne plus s'extasier de rien. Mais ce n'est pas le même effet ici et là...

JCM

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frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:28 +0000
De la CONTEMPLATION PHILOSOPHIQUE http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3047-de-la-contemplation-philosophique.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3047-de-la-contemplation-philosophique.html Contempler c'est voir sans regarder. Sans intention particulière, sans discrimination, sans jugement, sans volonté de comprendre, sans concept. Contempler c'est simplement s'asseoir, et laisser les choses se faire sans intervention, sans intentionnalié. La pensée ne s'arrête pas vraiment, les images et les idées continuent leur ronde imprévisible, mais bientôt avec plus de lenteur, de légèreté, comme si la danse cessait de nous affecter, de nous tourmenter ou de nous exciter. Elle est toujours là, et rien ne peut vraiment la supprimer, mais l'art c'est précisément de renoncer à la diriger, comme de l'assécher. Nous ne serons jamis des grenouilles, et rechercher un état de vide mental est une perte de temps. Les Chinois du Tchan distinguaient soigneusement trois régimes de la pensée : la pensée préoccupée, la pensée calme et contemplative qu'ils appellent la non-pensée, et l'absence de pensée, qu'ils tiennent pour un mirage. Il faut camer la pensée préoccupée, mettre le cortex au repos, et laisser faire, se rendre spectateur des processus, internes et externes, dans une passive activité d'acceuil et de non-agir. Il y faut un certain entraînement, mais le plus difficile est de renoncer à la maîtrise, au contrôle, à l'intentionnamlité de la conscience.

Hier soir, assis sur mon balcon, je rêvassais, quand la pluie se mit à tomber. Je me suis oublié, moi et mes projets, moi et mes aigreurs, sans effort particulier, simplement par le détournement de mon regard. Je regardais la pluie tomber, les feuilles des arbres se tordre dans le vent, sensible soudain à la fraîcheur qui montait de la terre, à ce tourbillonnement tout autour, à cette évidence des forces naturelles en mouvement. Ma conscience enregistrait les événements, simplement, calmement. Ce fut un moment de grâce, sans rien de spécial. La pluie tombait, voilà tout.

Après coup je me dis que la contemplation externe donne le modèle de la contemplation interne. Il en va des images et des pensées comme des gouttes de pluie : cela tombe, on ne sait d'où, cela passe. Les tourbillons externes et internes, même tourbillon. C'est la perception éduquée qui introduit les séparations, les frontières et les distinctions, mais revenir à la réceptivité naturelle vous fait vivre directement le fait perceptif comme une évidence sans concept, en deça de nos distinctions savantes.

Le terme "contemplation" évoque, hélas, de profondes visions mystiques ou spirituelles, dans un arrière monde intelligible ou divin. C'est le cas chez Platon, qui nous invite à nous détourner du "tombeau du corps" pour nous élever par dégré vers la contemplation du Vrai, du Beau et du Bien. Sur les murs des églises on voit des croyantes extatiques, le regard rivé au ciel, jouir de ne sais quelle jouissance, s'abîmer dans je ne sais quelle élation, au delà du langage et de la raison. Soit, chacun jouit comme il peut. Mais je ne puis m'empêcher de voir ici une subtile aliénation, une dérive de l'intellect, une perversion de la libido. Toujours le Grand Autre, ou Dieu, ou quelque principe absolu, invérifiable, infalsifiable, excédant toute mesure, où le sujet parachève sa dissolution. La contemplation dont je parle (diable! que les mots sont trompeurs, fallacieux, insidieusement inductifs!) n'a rien de mystique, de "métaphysique", de spirituel. Je  vois la pluie qui tombe, et je suis un instant au coeur du réel. Quoi de plus simple, de plus banal, de plus commun, de plus ordinaire? C'est ici que ça se passe, nulle part ailleurs, et l'imagination, ici, ne trouble pas le jugement, n'induit aucune supercherie. C'est ici : la pluie, comme dans un si simple poème de Verlaine.

Dans certaines versions du Bouddhisme Tantrique on nous explique qu'il n' y a pas à rechercher le nirvâna, que celui qui le cherche s'en éloigne d'autant. Lin Tsi fulminait contre les méditants qui s'acharnent à dépouiller leur esprit, dans l'espoir fou d'atteindre un espace sans espace, un lieu sans lieu, une consience sans conscience, un pur esprit sans esprit. "vous chercherez pendant des millions de kalpa, vous vous changerez en grenouilles, et votre esprit sera toujours aussi stupide et engorgé. Cessez ces macérations, ouvrez les yeux, et vous aurez accès à la libre et naturelle disposition de l'esprit". Que cherchons-nous au dehors, ou au dedans, projetant sans fin nos désirs dans un espace inaccessible, ce qui est là de toute éternité, ni dehors, ni dedans, mais dans l'incomparable laisser-être de l'être-ici.


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frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:25 +0000
PHILOSOPHIE, NON-PHILOSOPHIE et A-PHILOSOPHIE http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3045-philosophie,-non-philosophie-et-a-philosophie.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3045-philosophie,-non-philosophie-et-a-philosophie.html Si la philosophie est classiquement un discours sur l'être dont la finalité serait la vérité (Platon définissait le philosophe comme un chasseur de réel) il est évident qu'elle est tributaire du langage, de ses ressources et de son efficace propre, mais forcément de ses limites, conscientes ou inconscientes. Elle ouvre d'un côté, et elle ferme de l'autre, se condamnant, comme tout discours de savoir, à une suite ininterrompue de révolutions, comme fait la science de son côté. Le savoir avance par crises surmontées, par poussées et libres échappées, sans s'arrêter jamais, dans cet espoir d'atteindre un achèvement, qui, de fait, s'éloigne à mesure. C'est un chantier infinissable, un bricolage en somme, selon la vue  pénétrante de Claude Lévi-Strauss, qui oppose le bricolage à la science. Mais peut-être n'existe-t-il pas de science au sens plein du terme, sinon comme idéal de la raison. Savoir inachevé et inachevable, la philosophie comme savoir désespère l'impétrant, qui, de guerre lasse, se réfugie dans le scepticisme, à moins que, exaspéré, il ne se raidisse dans quelque posture doctrinale érigée en absolu.

En toute rigueur la philosophie échoue en tant que savoir. Le vrai philosophe le sait, et de ce savoir paradoxal il fera, comme Socrate, une posture critique, à la fois féconde et tautologique. Cela montre en tout cas que l'origine de la philosophie est toujours ailleurs, dans l'éblouissement a-logique d'une illumination première, ou dans la vision extatique d'un Chaos insurmontable. De là procédait l'intuition d'Anaximandre dont la fécondité est inépuisable. La philosophie n'est pas un savoir, mais une vision, une intuition, dont le philosophe s'échine à rendre compte,  condamné à revenir au langage pour signifier et transmettre, dans l'exaspération du concept, qui toujours échoue à dire : comment dire l'Apeiron, l'unité des contraires, la lutte de l'Amour et de la Haine, le Vouloir-vivre, la Durée, la Volonté de puissance? L'intuition déborde de toutes parts, creuse le concept, le fait éclater dans le miroitement des eaux. Sa puissance "poiétique" excède tout contenant, tout signifiant, et même, tout signe. Le dieu qui est à Delphes....

Plus que quiconque, Pyrrhon a la conscience de la duperie du langage, face à ces platoniciens, ces aristotéliciens, ces mégariques et autres, ces "logophiles" prisonniers de la magie du concept, fascinés par le serpent de la logique binaire, fanatiques de l'Etre incorruptible et de la Raison discursive. Ils croient enchasser les phénomènes mouvants dans l'Hydre du syllogisme, ne révélant de l'Etre que leurs fantasques ratiocinations, confondant le subjectif et l'objectif, le désir et le réel. De ceux là, de ces prêtres abscons du langage, rien à attendre. Ils ont porté la philosophie à sa limite absolue, révélant sa carence incurable. Ces maîtres inconscients de l'illusion rationnelle sont le modèle achevé de l'échec. Il faut rompre avec la philosophie, non pas suspendre le jugement, le réviser dans une interminable ascèse, mais le supprimer. Bref il faut "supprimer" la philosophie.

Mais alors? Que deviennent les idées merveilleuses d'Anaximandre, d'Héraclite, de Démocrite? Sous prétexte de vérité ne jette-ton pas le bébé avec le bain? Ne retombe-t-on pas tout simplement dans l'ignorance, l'opinion creuse, le bavardage de l'Agora, la logique du tyran? Qui nous protègera dès lors des pouvoirs, idéologiques, religieux, politiques? La liberté ne va-t-elle pas fuir  comme un peu d'eau entre les doigts? Et la culture? Et la beauté? La non-philosophie est régression, barbarie, plate soumission et servitude.

Non-philosophie, c'est l'état de l'esprit crédule, ignare, pénétré des fallacieuses certitudes du commun, esclavage de la pensée. Absence de tout ce qui fait la précaire dignité de l'homme. Est-ce là le message pyrrhonnien?

On a pu le croire, assimilant Pyrrhon à un vieux sage de village, liquidateur de la grande tradition de raison qui fait la gloire de la Grèce. C'est évidemment absurde.

Il faut distinguer les trois régimes : philosophie, non-philosophie, et a-philosophie, soit primat du langage, barbarie, et intuition du réel. L'extraordinaire révolution pyrrhonienne c'est de mettre le langage de côté pour ouvrir la conscience à ce qui précède, excède, accompagne, détermine toute parole. Le A de l'A-philosophie n'est pas négatif, mais privatif : il ne détruit pas, il ne nie pas, il fait signe, comme le dieu qui à Delphes, vers un autre lieu, inassignable, de l'A-topia. La Vérité n'est pas dans le langage, dans le filet des concepts, dans la représentation des objets, dans les idées. "Dans l'abîme" disait Démocrite. Pyrrhon corrigera, estimant que la formule pouvait faire miroiter l'illusion d'un lieu des profondeurs et des mystères, "dans les phénomènes eux-mêmes", dans les "apparaître", dans le mouvement incessant, immaîtrisable, inconnaissable, imprédictible des "pragmata", les "choses". Vérité relative des sciences et des savoirs, vérité absolue, informulable des processus eux-mêmes, dont nous sommes nous-mêmes partie prenante, immergés sans recours dans le flux universel. C'est la position même de "sujet de savoir" qui est ici questionnée : qui sait, et quoi, si rien n'est stable, si la "branloire pérenne" est aussi bien ce que j'appelle sujet que tout objet au monde? Dans cette extraordinaire dissolution universelle seul a valeur ce moment de "Kaïros", instant de sagesse, où la rencontre des "pragmata"  crée cette fulguration imprévisible du beau moment, éclair de beauté à la surface indifférente des choses.

Encore, et là Pyrrhon dépasse son maître Anaxarque, n'est-il guère souhaitable de rechercher et d'attendre le kaïros, et moins encore de l'idolâtrer comme une forme purifiée de l'idéal. D'un certain point de vue la préférence est encore un attachement. La vraie liberté serait non-attachement, non-différence, plus justement, en grec encore, a-diaphoria.


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frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:25 +0000
Le catholicisme est-il une construction philosophique ? http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3044-le-catholicisme-est-il-une-construction-philosophique-?.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/101-miettes-non-philosophiques-didier-moulinier/3044-le-catholicisme-est-il-une-construction-philosophique-?.html La question paraîtra pour le moins abrupte et provocatrice : que pourrait-il arriver de pire à la religion catholique que de subir pareille réduction ?... Mais d'abord, peut-on parler d'une lecture "catholique" de la Bible et quels seraient ses principes ? Sur ces questions compliquées, je[...]
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frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:19 +0000
Mes tribulations préfectorales http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/98-hady-bas-weblog/3042-mes-tribulations-prefectorales.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/98-hady-bas-weblog/3042-mes-tribulations-prefectorales.html
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voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:19 +0000
Art et Science: un beau mariage. http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/143-philolog-par-simone-manon/3040-art-et-science--un-beau-mariage..html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/143-philolog-par-simone-manon/3040-art-et-science--un-beau-mariage..html
  • Peut-on fonder le mariage sur l'exaltation passionnelle?

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    frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:18 +0000
    La recette du jour : canard à l'orange avec sa sauce démocratique http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/107-traversdes-reflexions-du-philosophe-yves-michaud/3038-la-recette-du-jour---canard-à-l\'orange-avec-sa-sauce-démocratique.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/107-traversdes-reflexions-du-philosophe-yves-michaud/3038-la-recette-du-jour---canard-à-l\'orange-avec-sa-sauce-démocratique.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:16 +0000 Les Essais de Montaigne expliqués et commentés - Livre I Chapitre XVIII - Sur l'amitié...ou parce que c'était lui, parce que c'était moi http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3037-les-essais-de-montaigne-expliqués-et-commentés---livre-i-chapitre-xviii---sur-l\'amitié...ou-parce-que-c\'était-lui,-parce-que-c\'était-moi.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3037-les-essais-de-montaigne-expliqués-et-commentés---livre-i-chapitre-xviii---sur-l\'amitié...ou-parce-que-c\'était-lui,-parce-que-c\'était-moi.html De-l-amitie-Montaigne.jpgL’amitié, Montaigne l’a connue sous une forme qu’il qualifiait de parfaite et profonde, avec Etienne de la Boétie. Il en livre les ressorts dans le Livre I, Chapitre XXVIII de ses Essais. Montaigne nous dit pour commencer que la nature a forcé les hommes à vivre en association, mais que même[...]


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    frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:13 +0000
    Ricoeur et Derrida - 2 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/81-ens-diffusion-des-savoir/3024-ricoeur-et-derrida---2.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/81-ens-diffusion-des-savoir/3024-ricoeur-et-derrida---2.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:11 +0000 Programmes des concours 2011 + retour remarqué du CAPES interne! - par phidalgo le 17/06/2010 @ 17:48 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/70-recommandations/3020-programmes-des-concours-2011--retour-remarque-du-capes-interne-par-phidalgo-le-17062010--1748.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/70-recommandations/3020-programmes-des-concours-2011--retour-remarque-du-capes-interne-par-phidalgo-le-17062010--1748.html Les programmes des concours 2011 sont disponibles. A noter des modifications importantes tant dans les conditions d'accès au concours que dans la définition des épreuves des concours internes. A noter également le retour remarqué du CAPES interne qui n'existait plus depuis 2003!

     


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    voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:10 +0000
    Sentir, s’extasier, danser (1) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3014-sentir,-s’extasier,-danser-(1).html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/3014-sentir,-s’extasier,-danser-(1).html Lire tout l'article... ]]> frontpage Sat, 19 Jun 2010 02:26:02 +0000 Au-delà de la déconstruction: penser ce qui vient http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3010-au-delà-de-la-déconstruction--penser-ce-qui-vient.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/79-metablog-journal-de-lhypertexte/3010-au-delà-de-la-déconstruction--penser-ce-qui-vient.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Wed, 16 Jun 2010 09:25:23 +0000 La responsabilité et la culpabilité...ou la responsabilité pour être libre, et la conviction pour le rester http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3004-la-responsabilité-et-la-culpabilité...ou-la-responsabilité-pour-être-libre,-et-la-conviction-pour-le-rester.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/118-cours-de-philosophie-jean-francois-caron/3004-la-responsabilité-et-la-culpabilité...ou-la-responsabilité-pour-être-libre,-et-la-conviction-pour-le-rester.html Responsabilite-culpabilite.jpgResponsable et coupable ? Responsable mais pas coupable ? La question de la responsabilité et de la culpabilité se pose lorsque les conséquences d’un acte sont préjudiciables pour autrui, ou sur l’environnement. Le fait d’être l’auteur d’une action dommageable implique-t-il nécessairement que[...]


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    frontpage Tue, 15 Jun 2010 09:56:44 +0000
    Eikon. L'image dans le discours des trois Cappadociens, par Anca Vassiliu http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/88-zetesis-wwwzetesisfr/3001-eikon.-l\'image-dans-le-discours-des-trois-cappadociens,-par-anca-vassiliu.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/88-zetesis-wwwzetesisfr/3001-eikon.-l\'image-dans-le-discours-des-trois-cappadociens,-par-anca-vassiliu.html Publications récentes
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    frontpage Tue, 15 Jun 2010 09:56:35 +0000
    Hommage au philosophe marocain Muḥammad ‘Ȃbid Al-Jȃbirȋ http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/111-blog-du-college-international-de-philosophie/3000-hommage-au-philosophe-marocain-muḥammad-‘Ȃbid-al-jȃbirȋ.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/111-blog-du-college-international-de-philosophie/3000-hommage-au-philosophe-marocain-muḥammad-‘Ȃbid-al-jȃbirȋ.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 15 Jun 2010 09:56:35 +0000 Anne Sauvagnargues : Deleuze. L'empirisme transcendantal http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/103-pctu-philosophia-actu-philosophiacom/2997-anne-sauvagnargues---deleuze.-l\'empirisme-transcendantal.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/103-pctu-philosophia-actu-philosophiacom/2997-anne-sauvagnargues---deleuze.-l\'empirisme-transcendantal.html Il y aura d'abord lieu d'une certaine confusion : n'a t-on pas affaire à un montage monstrueux, quelle peut être la compatibilité de l'empirisme et d'une notion aussi chargée que le « transcendantal » ? La dimension privative de sensibilité que semble comprendre le caractère transcendantal d'un concept, auquel effectivement, par définition, ne correspond aucune intuition sensible, a pu rencontrer les critiques d'un matérialisme qui y percevait l'affirmation d'un redoublement du monde. Mais il faudrait (...)

    - Gilles Deleuze / ,
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    frontpage Tue, 15 Jun 2010 09:56:30 +0000
    La leçon de Socrate – définition de l’homme http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/2995-la-leçon-de-socrate-–-définition-de-l’homme.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/67-implications-philosophiques--ethique-rationalite-et-axiologie-dans-la-philosophie-contemporaine/2995-la-leçon-de-socrate-–-définition-de-l’homme.html Lire tout l'article... ]]> frontpage Tue, 15 Jun 2010 09:56:28 +0000 Attention, nouvelles dates d'inscription aux concours cette année (1/06 -> 13/07/2010) http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2991-attention-nouvelles-dates-dinscription-aux-concours-cette-annee-1-06-13-07-2010.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2991-attention-nouvelles-dates-dinscription-aux-concours-cette-annee-1-06-13-07-2010.html

    ]]>
    voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Mon, 14 Jun 2010 07:45:14 +0000
    Epreuves du CAPES interne et du C.A.E.R. - CAPES section philosophie http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2990-epreuves-du-capes-interne-et-du-caer-capes-section-philosophie.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2990-epreuves-du-capes-interne-et-du-caer-capes-section-philosophie.html

    Descriptif des épreuves du CAPES interne et C.A.E.R. - CAPES , section philosophie

    Article libre

    Pour toutes les épreuves, la note zéro est éliminatoire. Lorsqu'une épreuve comporte plusieurs parties, la note zéro obtenue à l'une ou l'autre des parties est éliminatoire.

     

    Epreuve d’admissibilité : composition de philosophie

    • Durée : 5 heures
    • Coefficient 2 ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Mon, 14 Jun 2010 07:32:56 +0000 Epreuves du CAPES externe et du CAFEP - CAPES section philosophie 2011 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2989-epreuves-du-capes-externe-et-du-cafep-capes-section-philosophie-2011-.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2989-epreuves-du-capes-externe-et-du-cafep-capes-section-philosophie-2011-.html Pour toutes les épreuves, la note zéro est éliminatoire. Lorsqu'une épreuve comporte plusieurs parties, la note zéro obtenue à l'une ou l'autre des parties est éliminatoire.

      Epreuves d’admissibilité

      1. Dissertation
      • Durée : 5 heures
      • Coefficient 3

      Dissertation dont le sujet se rapporte au programme de philosophie en vigueur dans les classes terminales. ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Mon, 14 Jun 2010 07:31:50 +0000 Epreuves de l'agrégation interne et du C.A.E.R.P.A. section philosophie 2011 http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2988-epreuves-de-lagregation-interne-et-du-caerpa-section-philosophie-2011.html http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/concours/2988-epreuves-de-lagregation-interne-et-du-caerpa-section-philosophie-2011.html Les épreuves sont notées de 0 à 20. Pour toutes les épreuves, la note zéro est éliminatoire. Lorsqu'une épreuve comporte plusieurs parties, la note zéro obtenue à l'une ou l'autre des parties est éliminatoire.


      Epreuves écrites d'admissibilité

      Le programme des épreuves écrites fait l'objet d'une publication au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale.

      1. Composition de philosophie : explication de texte
      • Durée : 6 heures 30
      • Coefficient 3

      Le candidat a le choix entre deux textes qui se rapportent à une même notion du programme de philosophie en vigueur dans les classes terminales. La notion qui constitue le programme de cette épreuve est fixée chaque année. ]]> voxphilosophiae@aol.com (Vox Philosophiae) frontpage Mon, 14 Jun 2010 07:30:28 +0000